7 décembre 2008

L'affaire Dreyfus dans l'Eure par Claude Cornu

Claude Cornu, ancien professeur de lettres classiques au lycée des Fontenelles, docteur en Histoire, membre important de la SED (Société d'études diverses) de Louviers présidée par Bernard Bodinier, donnera une conférence, samedi prochain 13 décembre à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l'Hôtel de ville de Louviers. Le sujet : « L'affaire Dreyfus dans l'Eure. »
Claude Cornu, dont on connaît les qualités d'érudition et de précision, saura passionner son auditoire en rappelant le drame vécu par le capitaine, innocent, accusé de trahison au bénéfice de l'Allemagne tout simplement parce qu'il était juif. Dans l'Eure, la presse de l'époque fit sa «une» pendant des mois et des années sur une affaire qui divisa profondément la France avant que Zola et son J'accuse permettent à la vérité d'éclore.
Adresse Internet de la SED : http://pagesperso-orange.fr/sedlouviers/index.html
Photo du capitaine Dreyfus empruntée au site de la Société d'études diverses de Louviers.

La composition de l'équipe de Martine Aubry



Martine Aubry a rendu publique, hier, la composition du secrétariat national du Parti socialiste : Benoît Hamon, 41 ans, est le nouveau porte-parole du PS et plusieurs de ses proches intègrent l’équipe comme l’ancien président du syndicat étudiant Unef, Bruno Julliard, qui s’occupera d’éducation. Une socialiste hongroise, Zita Gurmai, présidente du Parti socialiste européen des femmes devient secrétaire nationale aux droits des femmes.

- porte-parole : l’eurodéputé Benoît Hamon
- secrétariat national chargé de la rénovation : le député Arnaud Montebourg
- conseiller politique auprès de la première secrétaire : le député François Lamy
- chargé de la coordination : le député européen Harlem Désir.
- porte parole : l’eurodéputé Benoît Hamon

Huit secrétariats organisationnels

- communication : François Lamy
- élection et vie des fédérations : le député Christophe Borge
- animation et développement : Alain Fontanel
- relations extérieures : le député Claude Bartolone
- trésorerie : Régis Juanico
- organisation et adhésions : Pascale Boistard

29 secrétariats "thématiques" dont :

- économie : le député Michel Sapin
- l’europe et les relations internationales : Jean-Christophe Cambadélis
- la réforme de l’Etat et les collectivités territoriales : Elisabeth Guigou
- la justice : André Vallini
- le travail : Alain Vidalies
- l’immigration : Sandrine Mazetier
- l’environnement : Laurence Rossignol
- le service public : Razzy Hammadi
- l’éducation : Bruno Julliard
- l’industrie et les nouvelles technologies: Guillaume Bachelay

La première secrétaire s’est entourée de trois autres conseillers : Didier Migaud, président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale (Finances et fiscalité), Gilles Pargneaux premier secrétaire fédéral du Nord, et l’historien Alain Bergounioux (relations avec les Fondations)
Une nouvelle structure, le "laboratoire des idées", est présidée par le député Christian Paul. Autre innovation, le "Forum des territoires" sera animé par la députée Marylise Lebranchu, proche de Mme Aubry.

Nos photos JCH : Arnaud Montebourg sera chargé de la rénovation et Guillaume Bachelay (le régional de l'étape) 34 ans, proche de Laurent Fabius, chargé de l'industrie.

Bernard Amsalem élu président de la FFA pour la 3e fois consécutive

Bernard Amsalem (à droite sur la photo) lors du marathon Seine-Eure à l'arrivée à Val-de-Reuil. (photo JCH)
Bernard Amsalem, président sortant de la Fédération française d'athlétisme, a été réélu pour un troisième mandat, samedi, lors de l'assemblée générale élective à Tours. Le président a été confirmé avec 106 739 «oui», soit 66,59 % des exprimés, contre 53 558 «non» (33,41 %) et 9358 abstentions.
«C'est mieux qu'en 2004, a indiqué Bernard Amsalem. Je me sens à la fois conforté sur le bilan et le projet». Le président souhaite «ouvrir et élargir à des hommes et à des femmes qui ne sont pas au comité directeur pour nous aider à porter ce projet. Maintenant l'urgence c'est un rendez-vous avec le ministère (des Sports) pour retravailler sur le profil du futur DTN et sur l'organigramme de la future DTN», a indiqué Bernard Amsalem.
Bernard Amsalem, que je rencontre souvent, m'avait assuré que son bilan était positif, n'étaient les problèmes engendrés par les cadres techniques de la fédération au sein desquels il compte mette bon ordre. Parmi les réussites de Bernard Amsalem et son équipe : une augmentation du nombre des licenciés, la création de la section professionnelle des athlètes de haut niveau présidée par Stéphane Diagana, le remplacement des sponsors défaillants du meeting du Stade de France qui seront, sans doute, remplacés par Areva et quelques autres. Autres réussites, la conduite accompagnée des ligues dynamiques et une ouverture élargie de la pratique de l'athlétisme. Ce sport demeure pourtant un sport difficile, dont l'apprentissage est long, où les blessures ne sont pas rares. En terme de médailles aux jeux olympiques, référence de nombre d'entre nous, le bilan de Pékin fut maigre avec une seule médaille d'argent…mais l'action d'un président ne se limite pas au nombre de Marseillaise…
Je félicite amicalement Bernard Amsalem. Il aime l'athlétisme avec passion et saura donner un nouveau souffle à une activité qui mérite d'être mieux considéré par les ministres en charge des sports. Il est vrai que les réformes que l'ancien maire de Val-de-Reuil propose semblent parfois « révolutionnaires » mais c'est comme cela qu'on avance.
Je rappelle que Bernard Amsalem est également membre du Comité international olympique français.

6 décembre 2008

La réunion de la gauche molle avec le centre dur


Le maire de Louviers, président de l'agglomération Seine-Eure, est également vice-président de l'association pour la réunification de la Normandie. Suite aux propos tenus par le Président de la République sur l'organisation administrative et territoriale française (« les Français n'y comprennent rien ») et sa remarque sur l'existence de deux Normandie alors qu'il serait souhaitable, selon lui, qu'il n'y en ait qu'une, un débat a été organisé sur le plateau de France 3 Caen.
L'émission « La voix est libre » donnait la parole, l'autre samedi, à des élus bas et Hauts-Normands dont Franck Martin, invité pour son appartenance au Parti radical de Gauche.
Une fois faite la présentation des invités, un tour de table a été organisé. Le journaliste présente alors brièvement Franck Martin dont la première parole est la suivante : « il m'arrive aussi d'être de gauche. » Quel aveu ! Cela veut-il dire que la plupart du temps il est de droite ? Souvenons-nous de sa campagne électorale législative. Il écrivait : « Comme Ségolène je veux construire une coalition arc-en-ciel du PC au centre contre la droite. » Une phrase qui n'a aucun sens puisque le centre c'est la droite.
Maintenant on a compris pourquoi il s'acharne tant contre ceux qu'il qualifie d'archaïques. Les « modernes » de gauche veulent gouverner avec le centre donc la droite. Le renouvellement qu'il préconise tant, c'est : « pour gagner il faut retrouver les électeurs qui ont fui vers le centre ». Bernard Leroy, candidat du centre, chouchouté par Franck Martin à la CASE, s'est dépêché, au second tour, de rejoindre Françoise Miquel, la candidate de l'UMP. Franck Martin veut gouverner « avec des gens d'opinion différente, sans sectarisme politique ».
Alors ? Méfiance. La réunification de la Normandie est peut-être un rideau de fumée qui cache une autre réalité : la réunion de la gauche molle avec le centre dur.

L'émission est évidemment visible sur France 3 Basse-Normandie (Postcast pendant trois semaines)
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=e14a_voixlibre

Rue du Rempart ou rue du Flambard ?


La rue du Rempart telle qu'elle est aujourd'hui. Page du catalogue de promesses du maire lors de la campagne municipale de février-mars 2008. (photo JCH)
Dans son programme électoral, l'actuel maire de Louviers, président de l'agglomération Seine-Eure avait annoncé un énorme programme de rénovation de la voirie. Ce programme de 18 millions d'euros sur six ans (une année est passée) avait évidemment séduit les Lovériens, témoins malheureux de l'état de nombreuses rues de Louviers.
L'une d'entre elle, la rue du Rempart pour la nommer, est un axe fort. Décisif même puisqu'elle fait le lien entre les quartiers Est de Louviers et le centre ainsi que le nord de la ville. Cette rue est dans un état lamentable. Voire dangereux. Je suis de ceux (comme tant d'autres) qui l'utilisent plusieurs fois par jour. A chaque passage, je peste contre les trous sur la chaussée, les flaques d'eau (et il pleut souvent en cette fin d'automne) et je mesure la grogne des riverains dont les murs des propriétés et les fenêtres sont systématiquement arrosés au passage des voitures et des poids lourds.
Je sais bien que Paris ne s'est pas fait en un jour et que le programme est tel qu'il faudra l'étaler sur plusieurs années. Mais je me demande pourquoi la rue du Rempart n'est pas classée dans les axes prioritaires à restaurer, pourquoi elle est à l'abandon depuis si longtemps. Certains l'ont même surnommée la rue du flambard en faisant allusion aux promesses du maire et de sa majorité intenables financièrement. Dans la plaquette électoraliste distribuée par le maire (voir photo) on lit en effet : « la rue du Rempart n'attend plus que la fin du chantier du site des Grelots pour être rénovée et embellie. » Au rythme où va ce chantier, on imagine que la rue du Rempart sera rénovée dans deux, trois, voire quatre années ! Est-ce si indispensable de lier les deux chantiers ? Ou est-ce la facilité de ne rien faire…pour ne rien payer.

5 décembre 2008

Rachida dati désavouée par Fillon

Rachida Dati est dans la déveine. François Fillon a déclaré aujourd'hui que le gouvernement n'avait aucun projet pour abaisser à 12 ans le seuil de la détention possible pour les mineurs. Alors que Rachida Dati avait affirmé qu'il s'agissait d'une mesure de bon sens, le Premier ministre pense qu'il s'agit d'une belle connerie et met un terme aux supputations. Quelle pagaïe dans ce gouvernement ! Heureusement que Patrick Devedjian vient de l'intégrer. Il pourra « relancer » sa crédibilité…

Pas d'unanimisme de façade au Parti socialiste

Martine Aubry fait ce qu'elle a dit qu'elle ferait. S'appuyant sur les 71 % des suffrages des militants obtenus lors du vote des motions, autrement dit sur les lignes politiques de Bertrand Delanoë, Benoit Hamon et la sienne, elle a rédigé un texte d'orientation qu'elle a soumis aux amis de Ségolène Royal et à Ségolène Royal elle-même. Elle a conditionné la présence des « royalistes » dans les instances dirigeantes du parti à leur approbation de la ligne politique ainsi définie. Vincent Peillon, l'un des principaux conseillers de Ségolène Royal a regretté de ne pas avoir été associé à la rédaction du texte mais il a précisé que le refus de tout accord avec le MODEM (contenu dans le texte) empêcherait les royalistes d'approuver cette ligne politique. Par conséquent, ils s'abstiendront samedi lors du vote du conseil national.

Pour une fois, le PS ne va pas adopter une ligne mi-chèvre, mi-chou. Avec Martine Aubry, il fallait s'attendre à ce qu'elle agisse conformément à ses déclarations d'il y a quelques semaines : « c'est la ligne politique qui conditionne les alliances, ce ne sont pas les alliances qui conditionnent la ligne politique. » Les socialistes, dans leur grande majorité, ont adopté une ligne refusant tout accord national avec le MODEM. Bien sûr qu'il y aura ouverture, bien sûr qu'il y aura un renouvellement mais pas dans la confusion. C'est le premier message que je retiens de l'abstention des royalistes.
Le second message, corollaire de leur attitude, est le positionnement à gauche de Martine Aubry et de la future direction. Elles n'iront pas par quatre chemins : opposition claire et nette à Nicolas Sarkozy et sa politique, question sociale au cœur du projet socialiste, réarmement de la puissance publique, relance par l'amélioration du pouvoir d'achat et des salaires et non pas relance par les cadeaux aux entreprises sans obtenir de contreparties solides.
Le troisième message s'adresse aux militants socialistes. Martine Aubry veut un parti de militants, pas un parti de godillots ou de fans. Pas un parti d'admirateurs béats forts pour faire exploser l'applaudimètre au Zénith. Un militant c'est un homme ou une femme, un jeune ou un vieux, un salarié du privé ou de la fonction publique, un cadre ou un ouvrier, un étudiant ou un chômeur. C'est quelqu'un qui prend de son temps pour distribuer des tracts, coller des affiches, participer aux réunions de sections et au débat d'idées. C'est quelqu'un qui apporte sa générosité, son désintéressement, son envie d'apprendre et d'échanger ce qu'il sait. C'est beaucoup plus qu'une machine à voter.

Légende photo : Les salariés de Tyco ont reçu le soutien officiel du Parti socialiste, samedi dernier, lors de la manifestation dans les rues de Louviers. Martine Aubry souhaite que les militants socialistes retrouvent le chemin des manifestations et se rangent derrière des banderoles aux textes non équivoques.

Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

La responsable de Réseau sans frontières de l'Isère nous a adressé le texte suivant qui en dit long sur les pratiques de M. Hortefeux (nouveau secrétaire général de l'UMP) et de ceux qui sont sous les ordres du ministre de l'Intérieur, Mme Alliot-Marie. Parfois, souvent même, on se demande dans quel pays nous vivons ! J'ai même appris avec effroi qu'une dictature avait sollicité les services de renseignements français pour l'aider à s'inspirer du fichier EDVIGE (1 ou 2) ! Comme quoi ce fichier ne répond pas, mais alors pas du tout, aux exigences d'une démocratie telle que nous la concevons.

« Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un de moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans
les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre,les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides.
C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci.
Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38

Un amendement parlementaire rédigé par les conseillers de M. Bouygues, l'ami du président

Que François Loncle ait traité hier en séance publique M. Boyon de « valet de Chambre » du président Sarkozy n'est pas surprenant après que le président du CSA venait d'approuver le projet de réforme de l'audiovisuel actuellement soumis à l'examen du Parlement. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale l'a d'ailleurs appelé à démissionner de ses fonctions dans la mesure où M. Boyon est évidemment sorti de la réserve qui sied à un président du CSA. Visiblement, cet appel n'a pas ému M. Boyon qui, en bon sarkozyste, se moque comme de sa dernière liquette des remarques de l'opposition. Ces gens-là se croient tout permis et ils ont un maître qui leur donne l'exemple.

Je souhaite revenir dans ce court article sur un aspect horrible de ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Je rends grâce au « Canard enchaîné » de nous avoir révélé que si le pourcentage du chiffre d'affaires de publicité prélevé sur les chaines privées pour financer les chaines publiques était passé de 3 % à 1,5 % c'est tout simplement parce que M. Bouygues a fait rédiger par ses conseillers financiers un amendement repris mot pour mot par le rapporteur UMP de la loi et ensuite approuvé en séance par les députés de la majorité ! Le lobbying des patrons de presse est très intense. Que des députés (UMP) se laissent influencer à ce point est tout simplement révoltant et montre l'étroitesse de la marge de liberté individuelle qui leur reste.

« Darcos t'es foutu, les lycéens sont dans la rue »

Plusieurs dizaines de lycéens et lycéennes des Fontenelles ont fait grève ce vendredi, pour protester contre la réforme de l'Education nationale préparée par Xavier Darcos. Cette réforme vise à supprimer des filières (Economique et social) options artistiques, et à supprimer des heures de cours d'où un amoindissement des moyens éducatifs et la suppression de nombreux postes d'enseignants.
Ils ont défilé en bon ordre dans les rues de la ville pour se rendre jusqu'au lycée Decrétôt, où ils ont appelé leurs collègues du secteur professionnel à la rejoindre. Haut-parleur à la clé, les jeunes manifestants ont fait preuve d'une belle détermination et d'un bon entrain. Le Parti socialiste est évidemment à leurs côtés pour empêcher la casse du système éducatif remis en cause de la maternelle à l'université par un gouvernement animé d'une farouche idéologie anti-novatrice et anti-progressiste.