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La fameuse poignée de main. Pour la galerie. |
Un observateur attentif de
ce blog a remarqué un silence radio depuis quelque temps. Ce silence mérite
quelques explications après que je l’ai remercié de son attention plus que
vigilante. Comme ce site est essentiellement consacré à la vie politique de ce
pays et de quelques autres, il ne lui a pas échappé — comme on dit dans le jargon de ce milieu-là —
que j’avais soutenu Emmanuel Macron, dès le premier tour de l’élection présidentielle
(il avait remarqué mon embarras) et qu’aux législatives, après avoir voté pour
Richard Jacquet par abnégation et amitié j’avais rejoins Bruno Questel le candidat d’En
Marche ! Face à un postulant du Front national, je ne m’abstiendrai jamais !
J’ai voté Chirac en 2002, il eût évidemment été immoral de ne pas choisir Bruno Questel.
Ce silence ? J’ai
souhaité attendre les premiers pas du candidat d’En Marche ! A dire vrai,
les réceptions de Trump et Netanyahu, si elles peuvent se comprendre pour
remettre la France dans le jeu diplomatique international, m’ont paru très
opportunistes voire inopportunes. Le président américain, empêtré dans l’affaire
russe, le président israélien, connu pour favoriser le développement des
colonies en Cisjordanie, ne sont pas ma tasse de thé. La cuiller de Macron
devait être assez longue lors du dîner à la tour Eiffel.
Sur le plan intérieur, je
connais un ancien supporteur de Fillon devenu macroniste : « il fait une politique de droite, celle que
j’espérais. » Pas moi. Je n’attendais rien, pour autant, d’une gauche
verticale et adepte d’une démocratie plébiscitaire autoritaire à la Mélenchon,
pas plus que d’un parti socialiste exsangue, vidé d’idées neuves et bloqué par
ses querelles intestines.
Je reviens à mon
observateur. Non seulement il s’est abstenu au second tour de la présidentielle
mais en plus, il n’attend rien de ce gouvernement qu’il juge hétérogène,
contradictoire et inexpérimenté. Ah la bonne vieille soupe de la 5e
quand on avait des camps bien tranchés et des oppositions bien claires !
Le macronisme est-il le régime de la confusion, de la « com », des faux
semblants ?
Ce n’est pas l’affaire de Villiers qui m’effraie. Qu’Emmanuel
Macron ait rappelé la prééminence du politique sur le militaire est dans l’ordre
des institutions. Qu’il supprime cinq euros de l’APL, sans distinction de
ressources, me gêne beaucoup plus tant le geste paraît mesquin. Rendez-vous à l’automne
après les bains de soleil (pas moi !) et les bains de foule qu'aime tant le président.
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