17 janvier 2009

Facebook et compagnie…et votre vie intime ne l'est plus

Un internaute nantais amateur de sites disons narcissiques a vu sa vie intime publiée en une synthèse redoutable de ses activités, de ses amours et passions. En livrant sur des sites très fréquentés par les internautes, des pans entiers de sa vie privée, chacun d'entre nous s'expose à cette mésaventure qui ne peut faire l'objet d'aucun recours juridique.
Tous les faits relatés sont publics et il suffit qu'une âme plus attentive qu'une autre s'occupe de votre cas pour qu'ensuite, votre portrait et vos préférences (sexuelles, religieuses, politiques etc.) soient livrées en pâture à la curiosité des extravertis ou des simples curieux.
Amis internautes, prenez garde. La distance entre la sphère privée et la sphère publique se rétrécit de jour en jour. La vidéosurveillance a collectivisé nombre d'espaces privés devenus des espaces épiés, filmés, enregistrés. A Louviers, les récents faits divers dramatiques et regrettables prouvent que les délinquants se déplacent. Que les pyromanes mettent le feu aux équipements non «protégés» par des caméras. Alors, le maire installera-t-il des caméras partout et pour tous ? Le budget de la ville est déjà si serré, les finances si tendues, qu'il n'est pas pensable de continuer dans cette impasse.
Les téléphones portables, les cartes de crédit, l'abonnement à Internet, les cartes de transport, autant de pistes pour mieux connaître vos relations, vos déplacements, vos engagements. Et maintenant votre vie privée étalée dans le premier magazine venu ? Cela donne à réfléchir.

«Qu'est-ce que les lumières» première conférence de l'Université populaire d'Evreux

Le 23 janvier prochain, Alain Quesnel, professeur de lettres au lycée Aristide Briand d'Évreux posera la question : « Qu'est-ce que les lumières ? » La conférence durera une heure et sera suivie d'une heure de questions et de débats.
Dans la foulée se tiendra l'Assemblée Générale de l'Association pour l'Université Populaire d'Évreux. Cette association est ouverte à tous ceux qui veulent participer à l'activité et au développement de l'Université Populaire.

Buts et principes de L’Université populaire d’Evreux
L’Université populaire d’Évreux, association de type loi 1901, crée le 14 novembre 2008 lors d’une assemblée constitutive, entend promouvoir la transmission et le partage de la culture héritée des Lumières et du mouvement ouvrier et démocratique. Elle s’inscrit dans la tradition des universités ouvrières et des premières bourses du travail.
Refusant une conception de la culture réduite à une pure distraction et à la promotion des industries des médias et de leurs valeurs marchandes, l’UP d’Évreux entend défendre le savoir et l’usage de la raison critique.
Ouverte à tous, sans distinction d’âge, de diplôme ou de situation sociale, à des horaires permettant la participation du plus grand nombre, laïque et gratuite, l’UP d’Évreux se veut populaire. Elle se veut aussi université, c’est-à-dire qu’elle proposera des programmes cohérents, organisés autour d’un thème annuel et mis en œuvre par des conférenciers aux compétences reconnues chacun dans sa discipline.

L’UP d’Évreux est une association indépendante des institutions politiques et administratives. Son programme, ses orientations et le choix de ses conférenciers ne dépendent que des décisions des membres qui s’expriment directement dans les assemblées générales ou par la voix du conseil d’administration.
Rendez-vous le Vendredi 23 janvier à 18h30 à l'Université d’Evreux (quartier Tilly/cinézénith) Entrée Libre.

Denis Collin, docteur ès lettres et sciences humaines, professeur agrégé de philosophie au lycée Aristide Briand d’Evreux et auteur notamment de «Comprendre Marx» et de «Comprendre Machiavel» est à l’initiative de la création de l’Université populaire.
http://denis-collin.viabloga.com

16 janvier 2009

Comment éviter les suicides en prison ?

Quinze suicides dans les prisons françaises depuis le début de l'année ! Le directeur de l'administration pénitentiaire se dit inquiet. On le serait à moins.
Les causes de ces suicides sont multiples : grave dépression, mélancolie, souffrances diverses, promiscuité, violences…toujours est-il qu'un médecin, conduit à rédiger un rapport pour prévenir le suicide en détention, préconise deux mesures phares : soigner les malades psychiatriques ? Améliorer les conditions de détention ? Pas du tout : il propose de supprimer les draps en tissu et de les remplacer par des draps en papier. Il suggère de supprimer les potences des postes de télévision ! J'ignore si le médecin a utilisé le terme à dessein mais on dressait des potences pour pendre haut et court les condamnés à mort ! Gibier de potence en quelque sorte…S'il ne s'agissait de la vie d'êtres humains, on pourrait prendre ces propositions pour de l'humour. Noir.

Prononcez bien, père Mathurin…

Les amis de Ségolène Royal, Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Noël Guérini, viennent d'ouvrir un site Internet autonome autrement dit différent du site Royaliste de l'association Désir d'avenir. Ce site s'intitule lespoiragauche. Je ne sais pourquoi, j'ai d'abord lu «les poires à gauche» avant de comprendre qu'il s'agissait de «l'espoir à gauche» ! Le langage SMS, l'absence d'accent et de ponctuation me taraudent-ils à ce point qu'ils m'acculent à faire des confusions évidemment regrettables ? On peut dire beaucoup de choses des royalistes mais de là à les prendre pour des poires, fussent-elles louise-bonnes ou duchesses, il y a un pas qu'aucun socialiste quelque peu camarade n'oserait franchir.

En période de crise, on n'augmente pas les impôts !

J'ai rappelé, hier, ce qu'avait écrit la majorité municipale actuelle lors de la campagne des municipales à Louviers. On sait maintenant que cette campagne fut bâtie sur des contre-vérités. C'est bien dommage pour la démocratie (puisque les électeurs ont choisi sur des éléments partiaux) et pour les Lovériens qui vont devoir encore plus que d'habitude, mettre la main à la poche.
Je profite de l'occasion pour rappeler quelles étaient les propositions (qui avaient valeur d'engagement) de notre liste en matière financière : «Nous n'augmenterons pas les impôts locaux. Ainsi, nous ne porterons pas atteinte au pouvoir d'achat. Nous nous y engageons pour toute la durée du mandat. Nous ramènerons les dépenses de communication et des fêtes et cérémonies à leur niveau de 2001 soit une économie de 500 000 euros.» Simple, non ?

Il est bien évident que l'opposition de gauche (PS-PC) s'opposera de toutes ses forces à l'augmentation d'impôts que proposera le maire dans quelques semaines devant le conseil municipal. La situation de crise qui frappe les plus faibles et les «classes» moyennes oblige les élus à ne pas augmenter les impôts. C'est plus qu'une question de bon sens, c'est une obligation morale. Pour se sortir du mauvais pas dans laquelle elle s'est placée, la majorité n'a qu'une seule conduite à tenir : restreindre son train de vie et diminuer les dépenses dans les secteurs où c'est possible. Si elle ne peut le faire seule, nous pouvons la conseiller. Gratuitement.

Légende photo : l'immeuble Decrétôt a été vendu à un promoteur elbeuvien. Le prix en est passé de 450 000 euros à 350 000 euros.

Mobilisation en faveur de l'école publique samedi 17 janvier à 14 h 30 devant la mairie d'Evreux

La Fédération de l’Eure du Parti Socialiste s’associe aux organisations (associations, fédérations de parents d’élèves, élèves, étudiants, personnels de l’Education et syndicats enseignants) qui appellent à faire du samedi 17 janvier 2009 une journée de manifestations pour défendre le service public d’éducation dans tous les départements.
Malgré le recul du gouvernement Sarkozy face à la colère des lycéens, le danger demeure bien présent. La réforme des lycées n’est que suspendue et non retirée. Pas question de relâcher la pression face aux mesures exclusives prises pour brader l’éducation et en faire une école à deux vitesses. Nous ne pouvons pas laisser les écoles en danger en acceptant:
— la suppression des R.A.S.E.D.
— la déscolarisation des petits,
— la disparition de deux heures de cours par semaine,
— le manque d’effectifs et le non remplacement des départs en retraite.
Le Parti socialiste demande donc à tous ses militants de se retrouver ce samedi 17 janvier devant la mairie d'Evreux. Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts pour faire entendre notre voix pour le maintien d’une école égalitaire et de qualité.

Le colonel Fabien était le père de Monique Georges, professeur au collège du Hamelet

Nous savions depuis longtemps que Monique Georges, professeur au collège du Hamelet, était la fille de Pierre Georges, le colonel Fabien de la Résistance française. Mais comme elle était très discrète sur cette filiation, jamais nous n'avons souhaité l'interroger sur ses souvenirs et sur les rapports qu'elle avait pu avoir avec ce père d'exception.
Monique Georges se rattrape. Elle est maintenant en retraite et en 2006, année de la mort de sa maman, elle a eu accès à des courriers et des documents qu'elle ne connaissait pas et qui l'ont incité à revisiter le passé de son père et donc le sien. Un livre vient de sortir aux éditions Mille et une nuits, préfacé par Gilles Perrault et postfacé par Olivier Besancenot qui fut son élève au collège du hamelet de Louviers.
Que sait-on du colonel Fabien qui a donné son nom à une place (où se trouve le siège du PCF) et une station de métro ? Que Pierre Georges fut un militant des jeunesses communistes, qu'il fut l'un des premiers à avoir tué un officier allemand. Arrêté par la police française, il fut remis aux Allemands qui le torturèrent avant qu'il ne parvienne à s'évader et à reprendre le maquis. Il participe militairement à la libération de Paris et c'est dans l'est de la France, alors qu'il examinait une mine en compagnie de plusieurs autres résistants, qu'il trouve la mort suite à son explosion.
Monique Georges est née en 1940. Elle n'avait que quatre ans quand son père est décédé et vit aujourd'hui encore à Louviers. Le livre qu'elle vient d'écrire « Mon père le colonel Fabien » va nous permettre de mieux connaître Pierre Georges du côté de sa vie personnelle et aussi d'en savoir un peu plus sur sa fille, ce professeur très estimé (du moins est-ce l'avis de l'un mes fils qui apprécia son enseignement) qui dit aimer la solitude et la discrétion…

15 janvier 2009

Samedi 24 janvier à 16 heures, salle Mendès France : «Les embusqués de la Grande Guerre : entre mythe et réalité» par Charles Ridel, historien

La prochaine conférence donnée sous l'égide de la société d'études diverses de Louviers aura lieu le samedi 24 janvier à 16 heures dans le salle Pierre Mendès France de l'Hôtel de ville.

«Le 17 mars 2008, aux Invalides, la Nation rendait un dernier hommage à Lazare Ponticelli, le dernier combattant de la Grande Guerre. Conformément aux dernières volontés du disparu, la cérémonie fut sobre et consensuelle, à l'image de cette discrète plaque apposée sur une paroi du Dôme des Invalides et rappelant la reconnaissance de la République à tous les combattants de cette guerre. Il aurait été incongru en cet instant d'intense communion mémorielle d'évoquer, en historien, la question des "embusqués". D'autant qu'embusqué, Lazare Ponticelli, engagé volontaire dans la légion française dès 1914 à l'âge de 16 ans, ne l'était assurément pas. Mais peut-être, comme une grande majorité de ses contemporains entre 1914 et 1918, n'a-t-il cessé de les vitupérer et de les mépriser.

"Embusqués" ? L'expression désigne ceux qui ont refusé le devoir des armes en obtenant ou en conservant un poste peu exposé à l'arrière, alors que leurs compatriotes bravent le danger et affrontent l'ennemi en première ligne. Entre 1914 et 1916, le courant d'opinion contre les "embusqués" est tel qu'il menace la cohésion de l'Union sacrée. Pourquoi cette psychose collective à leur sujet ? Qui sont ces "embusqués" ? Combien sont-ils ? Quelles méthodes d'embusquage ? Entre mythe et réalité, la rumeur des embusqués permet d'enrichir notre compréhension de la Grande Guerre et des hommes qui l'ont faite.»

NB : Charles Ridel a publié en 2007, un ouvrage sur ce sujet, version remaniée de sa thèse de doctorat : Les Embusqués (Armand Colin). Il signera son livre à la Librairie A la Page, le samedi 24 janvier de 10 h 30 à 12 h 30.

(Ce texte est une invitation rédigée par M. P. Masson, secrétaire de la SED, société d'études diverses de Louviers).

Remarques au fil de la semaine…

— Je suis sidéré de constater qu'Olivier Besancenot ignore qui est Claus Von Stauffenberg. Le 21 juillet 1944, l'opération Walkyrie, conduite par de nombreux membres de l'état major de la Werhmacht, devait aboutir à l'assassinat d'Hitler, à la recherche éventuelle d'une paix séparée avec les forces alliées à l'ouest afin d'empêcher Staline et l'Armée rouge d'arriver jusqu'à Berlin.
Le colonel Von Stauffenberg fit exploser sa bombe dans la tanière du loup mais Hitler s'en tira avec quelques ecchymoses et des bourdonnements d'oreille. Pour diverses raisons, certains généraux hésitèrent à aller au bout de leur démarche et refusèrent de s'emparer de la radio. Goebbels réagit aussitôt. La répression nazie fut sauvage. Les conjurés, leurs familles, furent recherchés et tués souvent dans des conditions atroces. De 5 à 7 000 personnes disparurent. En posant la question au leader du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) je ne pense pas que Michel Denisot lui tendait un piège. Il s'agit d'une page de l'histoire allemande qu'on se doit de connaître. Du moins est-ce mon sentiment.

— Dans un entretien accordé à La Dépêche, le maire de Louviers annonce que l'année 2009 sera une année difficile et qu'«il pense que les impôts vont être augmentés.» S'il le pense, c'est que cela va se produire. Nous le clamons depuis des mois : la situation financière de la ville est tendue. Et lors de la campagne électorale, la majorité sortante a tu la vérité de cette situation en la niant et en promettant la lune. Nous avions donc raison de dénoncer ces promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent. Relisons ce qu'écrivait Franck Martin dans sa plaquette électorale «Fiscalité stable, finances saines, Louviers et une ville bien gérée» : «La pression fiscale a baissé à Louviers, peu d'autres villes ont réussi à faire baisser la pression fiscale. Il faut continuer en ce sens. » Comme la crise économique a bon dos, elle sera la principale excuse du maire pour se contredire. En réalité, et Michel Doucet le prouvera, la crise mondiale créée un climat, ce n'est pas la cause du très mauvais état des finances lovériennes.

— A Portejoie, des habitants s'organisent pour empêcher que leur village devienne une sorte de village d'Astérix cerné de toutes parts et contraint à l'isolement. Quand j'étais journaliste, j'ai eu l'occasion d'écrire que jamais je n'avais rencontré un élu comme M. Godement, maire de ce village, qui avait la fâcheuse habitude de tourner le dos aux photographes tout en refusant de répondre aux questions qu'on lui posait. Il semble qu'il aime également tourner le dos au progrès et aux nécessités du temps. En refusant de faire adhérer sa commune à l'agglomération Seine-Eure, ce maire extravagant interdit aux habitants de Portejoie d'avoir accès à des services communs utiles et pratiques.

— L'institution judiciaire est en danger. La disparition du juge d'instruction serait un coup terrible porté à l'égalité des citoyens puisque face au refus du parquet d'instruire une plainte, le justiciable n'aurait plus de voie de recours. Le juge de l'instruction, c'est une fable sarkozyenne destinée à réduire, là encore, les possibilités de s'opposer au pouvoir en place.

— Les députés socialistes vont se battre bec et ongles pour empêcher la droite de limiter le temps de parole et le droit d'amendement des parlementaires. Des élus UMP s'interrogent sur la justification affichée par Jean-François Copé qui veut en faire une bataille politique. Prenons-le au mot. Battons-nous politiquement. Les sénateurs ont ouvert la voie avec la redevance télé…

— Rassemblement pendant la réunion du CIV (comité interministériel des villes) le 20 Janvier à 13H 30, métro Varenne à Paris. Il est important de poursuivre l’action pour sauvegarder la vie associative mise en danger par plusieurs projets gouvernementaux. Les associations, elles agissent mais risquent de disparaître. La France compte 1,1 millions d'associations, 10 à 15 millions de bénévoles, 1,9 millions de salariés…20 millions de personnes âgées de plus de 14 ans, sont membres d'une association : Accès au droit, solidarité, lutte contre les discriminations, promotion de la laïcité, éducation à la citoyenneté, action culturelle, accès aux soins…

— Rappel : le jeudi 29 janvier, journée d'action nationale et syndicale d'opposition aux projets du gouvernement. La mobilisation des partis de gauche doit être totale.

— Des millions de télespectateurs suivront l'investiture, le 20 janvier, de Barack Obama, le président élu des USA. Comme Martine Aubry s'est mis un stylo dans l'œil, l'empêchant de présenter ses vœux à la presse, souhaitons qu'elle trouve une autre date que le 20 janvier pour rendre public le contre-plan économique proposé par le Parti socialiste pour faire face à la crise. Le télescopage avec Barack Obama ne serait pas à l'avantage du PS.

— Le livret A ne devait plus rapporter que 2 % d'intérêt selon François Fillon eu égard aux règles édictées en rapport avec le taux d'inflation. Sarkozy a flairé le mécontentement des Français. Le livret A c'est leur bas de laine. Alors ce sera 2,5 % d'intérêt ! Qui c'est l'amiral ? C'est sarko, Fillon croyait tenir le gouvernail…jusqu'en 2012. Il n'avait pas venu venir Besson…

14 janvier 2009

Louviers d'hier et d'avant-hier

Je dispose d'un certain nombre de cartes postales (peu en vérité) de Louviers d'hier. Je vous propose d'admirer l'Eure et la boulevard Postel dans les années 1900. Peut-être cette photo-carte postale est-elle plus tardive ? On admirera les magnifiques marronniers du boulevard et des bords de la rivière. Ces derniers ont résisté à la pollution et à l'usure des ans jusqu'à une date très récente.