5 août 2013

Marc-Antoine Jamet obtient un rééchelonnement de la dette de l'ancien établissement public supportée par la commune de Val-de-Reuil


Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, veille à ce que la situation financière de sa ville s’améliore. Il a demandé aux services de veiller au bon fonctionnement des équipements placés sous la responsabilité des agents communaux afin d’éviter les gaspillages ou les dépenses superfétatoires. Sur le plan des investissements, le maire actuel cherche toutes les aides possibles et toutes les subventions attendues. Il est évident que si la CASE avait joué le jeu sous l’ère Martin, Val-de-Reuil eût vu ses finances plus soulagées qu’elles ne le sont. Avec Patrice Yung, l’écoute semble meilleure mais l’adjoint au maire de Louviers n'est élu que pour quelques mois à moins que…
Le budget de la ville de Val-de-Reuil traîne comme un boulet une dette ancienne contractée par l’Etablissement public de la ville nouvelle qui, lors de sa dissolution par l’Etat, a transféré sa dette à la commune. Marc-Antoine Jamet a demandé au ministre du budget, Bernard Cazeneuve, de l’autoriser à bénéficier d’un nouveau calendrier de remboursement. Il a obtenu satisfaction par une lettre datée du 1er août que nous sommes heureux de publier in extenso.

2 août 2013

Pourquoi pas sénateur à vie pendant qu'on y est…


En France, ce n’est pas comme en Italie. On ne peut pas être sénateur à vie. C’est dommage car j’en connais qui apprécieraient ce détail de la loi italienne. Ainsi, les élections sénatoriales françaises pointent le bout de leur nez. Elles auront lieu en 2014 après les élections municipales, lesquelles devraient nous valoir quelques surprises. Pourquoi des surprises ? Parce que les élections locales sont avant tout des élections liées à l’action et à la personnalité des candidats. On juge les sortants sur leur bilan et les candidats nouveaux sur leurs projets et les différences qu’ils mettent en avant avec les tenants des positions. Mais comme les électeurs ont souvent la mémoire courte, ils sautent sur l’immédiat et leur vote se fait sous l’influence de l’actualité. D’où les surprises et aussi certaines injustices.
Il arrive que le bilan se traduise en bilans. Ce sera le cas à Louviers puisque Franck Martin aura accompli trois mandats consécutifs de six ans soit dix-huit années de pouvoir municipal sans compter sa présence à la tête de l’agglomération Seine-Eure, au conseil général de l’Eure ou au conseil régional. Il a tâté de tout. On ne sait ce qu’il apprécie le plus. On ne le saura pas d’autant plus que la presse régionale nous apprend que le sieur Martin est, quoiqu’il arrive, comme dirait François Fillon, candidat à un mandat de sénateur. Il ne manquait plus que ça. Sénateur rimerait avec radical de gauche qui rimerait avec 3e République…Pour justifier sa candidature, il explique que ce serait le moyen de ramener la paix dans l’agglomération où l’élection de Patrice Yung a contribué à faire baisser la pression. En cas d’élection au Sénat, l’actuel maire de Louviers serait atteint par le cumul des mandats (1) et devrait renoncer à un mandat exécutif local, celui de maire par exemple. Franck Martin a quelque chose de bien : il fait les questions et les réponses à l’aune de ses intérêts personnels. Il appartient aux autres de se déterminer par rapport à ce qu’il propose. La faiblesse des radicaux devient alors une force pas tout à fait tranquille. Et comme les dirigeants socialistes ne sont pas toujours exigeants…
L’Eure a aujourd’hui trois sénateurs de droite. Comme les départements dotés de trois postes de sénateurs vont les élire à la proportionnelle (le gouvernement prépare un projet de loi) la gauche a des chances d’avoir au moins un élu. Évidemment, cela se bouscule au portillon.
Le PS peut compter sur de nombreuses candidatures à la candidature, le vote des militants servant à désigner les candidats. Alfred Recours, ancien député, se verrait bien au Palais du Luxembourg. Bruno Questel connaît la maison pour y avoir travaillé au service d’un parlementaire. Jean-Louis Destans considère (on appréciera la formule positive) « qu’il n’est pas absurde d’imaginer » une candidature de Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire fédéral du PS. Franck Martin — plus culotté que lui tu meurs — a officiellement revendiqué la première place sur l’éventuelle liste d’union PS-PRG restant fidèle à sa stratégie. Elle consiste à mettre les enchères très haut pour obtenir un peu. Et généralement, il parvient à se glisser entre les gouttes. En annonçant qu’il ferait une liste, même si le PS fait la sienne, il considère qu’il pourrait bénéficier d’un éventuel phénomène de rejet des socialistes. Car sa stratégie est constante : quand les socialistes ont le vent en poupe, ils sont fréquentables, quand c’est le reflux de la marée rose, partons en solo pour éviter le naufrage.
Mais avant les sénatoriales auront lieu les municipales. Ne grillons donc pas les étapes. Au lendemain du second tour, les ordinateurs de Solférino, siège du PS, tourneront à plein pour estimer la composition du futur Sénat. Il sera alors temps d’éplucher sérieusement les candidatures. Et les accords avec les autres partis de gauche ou estimés comme tels.
(1) Les radicaux de gauche demeurent favorables au cumul des mandats et des indemnités.

31 juillet 2013

Les Sarkozy-Bruni aiment l'argent. Ils en veulent toujours plus.


Carla Bruni-Sarkozy défraie la chronique. Pas tellement parce qu’elle voyage gratuitement sur Air France autant de fois qu’elle le souhaite entre Paris et New-York et n’importe quelle autre destination de la planète (au grand dam tout de même des salariés de la compagnie aérienne) mais plutôt à la suite d’un rapport de la Cour des comptes. Celle-ci analyse les comptes de l’Elysée depuis plusieurs années et les magistrats financiers ont relevé qu’une somme de 410 000 euros avait été versée à une association présidée par Mme Bruni pour je ne sais quel site Internet humanitaire aux objectifs pas très clairs.
Évidemment, les observateurs et curieux ont immédiatement rendu publiques leurs constatations et un avocat de Mme Bruni s’est dépêché de ne pas éclairer la lanterne de ceux et celles qui veulent savoir ce qu’on fait de l’argent des contribuables. Il me semble, c’est un euphémisme, que les Sarkozy, le couple Sarkozy, aiment l’argent. Et pourtant, Mme Bruni est richissime. Quant à Sarkozy, avec ses retraites et autres fariboles à 150 000 euros la conférence, on peut affirmer qu’il n’est pas dans la souffrance ni dans l’angoisse du lendemain.
Faire de l’argent, toujours plus, tel est l’objectif de vie des Sarkozy. L’ancien président a tout de même réussi un coup de maître en faisant financer sa dette présidentielle (après le rejet de ses comptes) par le parti UMP et les militants à hauteur de 8 millions d’euros sur les 11 dus par l’ex-président dépensier. Car les élus n’ont pas tous versé leur obole. Certains journaux ont recensé les députés et sénateurs UMP qui ont oublié (sciemment) de mettre au pot. Quant à Sarkozy, il est des conseillers qui lui ont indiqué les voies à suivre pour emprunter es qualité et rembourser des sommes que le Conseil constitutionnel considère comme non remboursables par l’Etat.
Je ne vais pas me répéter en détail mais dans toutes les affaires d’argent (Tapie, Bettencourt, Balladur, Kadhafi…) on trouve le nom de Sarkozy. Il faudra, dorénavant, y ajouter celui de Bruni.

29 juillet 2013

Quelques réflexions au débotté


La mise en examen de Dominique Strauss-Kahn pour proxénétisme aggravé dans l’affaire du Carlton de Lille fait tache dans le paysage. Pas le paysage politique puisque DSK a décidé aujourd’hui de consacrer une part de son énergie à l’expertise économique ce qui lui donne l’occasion de distribuer les bons et les mauvais points. Notamment aux Européens et à François Hollande. Ou plutôt le paysage névrotique si l’on considère que l’addiction sexuelle — comme toutes les addictions — exprime une forme de mal-être et c’est bien pourquoi il est parfois si difficile de juger.
Tout de même, bénéficier d’un réseau de prostitution pour satisfaire son appétit sexuel n’est pas donné à toutes les bourses si je puis m’exprimer ainsi. Dodo la Saumure n’est pas l’ami de tout le monde et on attend d’un (ex)directeur du FMI un comportement plus seyant eu égard à ses responsabilités. Plus largement, il s’agit aussi du rapport des hommes aux femmes car il existe encore trop de machistes, maquereaux en puissance, pour ne considérer les femmes que comme objets. DSK va donc se retrouver devant un tribunal pour répondre de ses actes. Il y a parfois du mal à se faire du bien.

Le décès de Bernadette Lafont permet aux critiques de cinéma de narrer la belle histoire de la vie de cette actrice originale et sensuelle. Jacques Mandelbaum, dans le Monde, évoque le film de François Truffaut dans lequel elle débuta sa carrière. Sait-on que « Les Mistons » le premier vrai film d’un des pères de la Nouvelle Vague est tiré d’une nouvelle de Maurice Pons le quel fut associé au tournage dans le sud de la France.
Maurice m’a souvent raconté quelques anecdotes concernant cet important épisode de sa vie et de celle de Truffaut. Il insistait sur la beauté provocante de Bernadette Lafont et sur son jeu si naturel au point d’être évident. Ce qui est la preuve d’un grand talent. D’ailleurs la carrière de l’actrice est jalonnée de films importants et aussi d’événements personnels tragiques comme la mort accidentelle de Pauline, l’une de ses filles, promu elle aussi à un grand avenir artistique.

Jean-Claude Forestier et Jean Van de Velde (photo JCH)
Le grand tournoi de golf comptant pour le Challenge tour européen s’est déroulé pendant quatre jours sur le parcours du Vaudreuil. Des golfeurs normands et d’autres ont suivi les parties des joueurs appelés à monter sur le tour européen. Jean-Claude Forestier, le propriétaire du golf mais surtout le passionné de ce sport, peut être satisfait. Ses équipes qu’il s’agisse des hommes de terrain, de l’hôtellerie-restauration, de l’accueil, de l’organisation en général, ont été plus qu’à la hauteur notamment après le coup de vent de samedi soir qui a mis à bas plusieurs éléments matériels importants.
Khader Chekhemani, vice-président du conseil régional, était d’ailleurs présent lors de la remise des prix pour conforter Jean-Claude Forestier dans son désir de faire vivre le golf en France et en Haute-Normandie. La convention de trois années passées avec le Challenge tour devrait permettre de voir et revoir certains des meilleurs joueurs de cette année en 2014. Peut-être faudra-t-il durcir les conditions de jeu ?
Nous avons rencontré avec plaisir Jean Van de Velde, président d’ASO golf, aux côtés du président de la fédération française. Ils ont félicité Paolini, le vainqueur professionnel et le seul joueur amateur qualifié, auteur d’un albatros sur le trou numéro 12…




25 juillet 2013

François Loncle dénonce le scandale de l'augmentation des péages autoroutiers


 La Cour des comptes vient de faire connaître des remarques acerbes sur le comportement des sociétés d'autoroutes. Les augmentations des péages autoroutiers, constantes et largement supérieures à l'inflation permettent à ces sociétés de dégager des marges bénéficiaires élevées. François Loncle, député de l'Eure, se réjouit de ce rapport, d'autant plus qu'il demande au gouvernement de revoir les concessions accordées par l'Etat à ces sociétés dans l'intérêt des usagers de la route. 
« Je me réjouis du rapport accablant de la Cour des Comptes dénonçant la hausse constante des péages autoroutiers. J’avais moi-même alerté le Gouvernement sur ce sujet dès le mois février, en posant une question écrite au ministre des Transports. Les sociétés concessionnaires pratiquent des tarifs prohibitifs qui ne cessent d’augmenter. En outre, elles ne remplissent pas leurs obligations contractuelles, en ne procédant pas aux réparations nécessaires ou en laissant se dégrader les chaussées et les ouvrages d’art. Ainsi, le revêtement de certaines sections des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône subit de graves décollements, alors que les recettes d’APRR ont progressé de 20% en six ans. Quant au réseau normand de la SAPN, dont les péages ont connu la plus forte majoration, il se distingue par des ponts en mauvais état. Cette situation doit cesser. Le Gouvernement doit, sans tarder, prendre des mesures contraignantes à l’encontre des concessionnaires qui ne respectent pas leurs engagements, en leur imposant de lourdes pénalités financières. Il faut rapidement aboutir à une baisse significative des tarifs des péages. Il faut rappeler à ces sociétés que les autoroutes ne leur appartiennent pas, car celles-ci sont assimilables à un service public de transport et d’aménagement du territoire. »
François Loncle

Député de l’Eure

24 juillet 2013

Hersant-Tapie ou Tapie-Hersant, c'est du pareil au même


Dans l'atelier de La Dépêche. C'était avant le rachat Par Philippe Hersant. (photo JCH)
Les journalistes de Nice Matin sont dans l’angoisse. Après une réunion du Comité d’entreprise, aujourd’hui, ils se demandent bien à quelle sauce ils vont être mangés. Les responsables du SNJ (Syndicat national des journalistes) ne voient pas d’un très bon œil l’attitude de Philippe Hersant, actionnaire à 75 % alors que Bernard Tapie continue de posséder un quart des parts. Il semble bien, d’après le journal Le Monde, que Na-nard souhaite tout simplement se replier à 100 % sur la Provence et ainsi préparer (ou pas) les élections municipales à Marseille. Quant à Hersant, il chercherait un partenaire prêt à investir dans une entreprise lourdement déficitaire. Qui pourrait prendre un tel risque ?

A La Dépêche, nous avons été placés au premier rang lors du rachat en 1994. Philippe Hersant s’était fait doucereux, mielleux même, lorsqu’il a proposé au tribunal de commerce d’Evreux de couvrir 100 % des créances et juré sur l’honneur de ne pas modifier la ligne éditoriale de ce journal républicain très honorable. Evidemment, l’histoire ne s’est pas exactement déroulée comme elle était prévue. Philippe Hersant a fait valser les directeurs et ce qui devait arriver est advenu, La Dépêche a été re-vendue au groupe Ouest-France sans jamais avoir réussi à équilibrer les comptes. En fait, Hersant avait racheté La Dépêche pour développer le groupe gratuit Paru-Vendu qui a fini comme on sait…dans la dèche.

Ces papivores — surnom donné à son père — n’agissent ni dans l’intérêt de l’information ni dans celui des salariés des entreprises qu’ils dirigent (?) et encore moins en faveur des lecteurs. Car un journal n’est pas un produit comme un autre. Pour être respecté, il doit être respectable et la conduite de ses dirigeants aussi. Peut-on dire que Bernard Tapie est un exemple de chef d’entreprise conséquent ? Peut-on dire de Philippe Hersant, installé à Genève, qu’il défend une certaine idée de l’information et du rôle de la presse dans la démocratie française ? Ces patrons-là sont des hommes d’affaires, pas des hommes de presse dignes de ce nom.
L’inquiétude des journalistes de ces journaux du sud est donc légitime. Ils peuvent attendre le mois de septembre le cœur serré et l’esprit tourmenté. Il n’y aura rien de bon de la part de ces associés d’un jour.

17 juillet 2013

Le challenge tour européen de golf passe une semaine au Vaudreuil


Le golf du Vaudreuil (photo JCH)
Le golf du Vaudreuil s’apprête à vivre un grand moment. Au cours de la semaine prochaine, le golf racheté par Jean-Claude Forestier et considérablement amélioré, accueillera une épreuve du « Challenge tour européen » considéré comme la seconde division du golf sur notre continent. Dès mardi, les golfeurs professionnels de toutes nationalités, engagés dans cette compétition de 156 joueurs, découvriront le parcours et les installations mises à leur disposition.
Les organisateurs (ASO) les sponsors (dont Jean-Claude Forestier) les membres de l’association sportive du golf du Vaudreuil, les bénévoles sans lesquels une compétition durant plusieurs jours ne pourrait se tenir, attendent un nombreux public national et régional composé de golfeurs mais aussi de tous ceux et toutes celles qui veulent avoir une idée d’un vrai et beau sport pratiqué par des joueurs de haut niveau.
La météo semble favorable (hormis le jeudi peut-être avec quelques orages) et les élus ainsi que les services techniques des communes alentour ont proposé un coup de main fort apprécié. Il faudra, en effet, installer des barrières et des lisses afin de protéger le public des balles égarées mais également de lui permettre de suivre de près les joueurs dans leur parcours.
Au soir du vendredi, le cut (score collectif pris en compte) permettra de désigner les 60 joueurs (avec les ex-æquo) admis à disputer le final du samedi et du dimanche. Près de 200 000 euros seront distribués aux joueurs classés.
Je rappelle qu’à l’initiative de Francis Courel, vice-président du Conseil général de l’Eure, ce dernier organise chaque année le trophée du conseil général donnant l’occasion à de nombreux joueurs confirmés ou débutants de s’engager dans une épreuve placée sous le signe de la polyvalence. Polyvalence des âges, des index, des sexes puisque tout un chacun, à condition d’être classé, peut jouer lors de ce trophée.
J’invite toutes les personnes intéressées par cette compétition à se rendre sur le golf du Vaudreuil en veillant à respecter la signalisation et les indications de parkings ouverts au public.

Enfin des mesures de protection des abeilles !


Au jardin d'acclimatation à Paris. (photo DR)
 Lu sur le site internet du journal Le Monde aujourd’hui :
« L'Union européenne a décidé mardi 16 juillet d'interdire l'usage à l'air libre du fipronil, un insecticide mortel pour les abeilles, produit par le groupe allemand BASF et déjà banni en France.
Le fipronil avait été identifié en mai comme présentant "un risque élevé" avéré pour les traitements du maïs par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). A compter du 31 décembre 2013, son usage sera banni pour deux ans pour le traitement des semences de maïs et tournesols. Il ne pourra plus être utilisé que pour certaines cultures sous serre, excluant les poireaux, oignons et brassicacées (choux, radis...).
La mesure a été adoptée par 23 Etats, ouvrant la voie à sa mise en œuvre par la Commission. Seules l'Espagne, première utilisatrice, et la Roumanie ont voté contre, selon une source européenne. Outre ces deux pays, seuls six Etats européens utilisent encore le fipronil pour le maïs (Hongrie, Bulgarie, République tchèque et Slovaquie) ou d'autres cultures (Belgique et Pays-Bas).
Le groupe BASF a contesté cette décision, jugeant que la Commission devrait s'engager "dans un plan d'action ambitieux pour identifier les réelles causes du déclin de la santé des abeilles" plutôt que de "continuer à limiter l'accès des agriculteurs à des technologies innovantes". L'ONG environnementale Greenpeace a pour sa part jugé le moratoire insuffisant, plaidant pour une interdiction durable, "seule susceptible d'aider à restaurer les populations d'abeilles".
La Commission européenne a déjà décidé en mai d'interdire pour deux ans l'utilisation de trois néonicotinoides (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) utilisés dans des pesticides fabriqués par les groupes Bayer et Syngenta.
Menaçante pour l'écosystème terrien, la baisse du nombre des abeilles est imputée, selon les experts, à une série de facteurs incluant, outre les pesticides, les parasites, le manque de médicaments vétérinaires ou parfois leur utilisation abusive, la gestion de l'apiculture, le manque d'habitats et de nourriture et le changement climatique. »

16 juillet 2013

Quelques réflexions au débotté

Le nouveau timbre consacré à notre Marianne nationale a été présenté, le 14 juillet dernier, par le Président de la République. Il s’agit d’une Marianne imaginée par un photographe, Olivier Ciappa. Il dit s’être inspiré du portrait de la jeune Ukrainienne créatrice des Femen, Inna Shevchenko. Mais pas seulement. Il a également tiré profit de la gestuelle de Christiane Taubira et de quelques autres femmes politiques, frappé par la grâce de leurs mains. Alors que la Marianne est à la fois belle et symbolique, il se trouve des imbéciles — il n’y a pas d’autre nom pour les qualifier — pour appeler au Boycottage de ces timbres ! Parmi eux et elles, la fameuse et célébrissime Christine Boutin. Elle accuse François Hollande de tous les maux et oublie simplement de préciser que ce timbre n’a pas été choisi par lui mais par un jury de lycéens forcément plus branchés et moins sexistes que la future tête de liste de la droite intégriste aux élections européennes. Peut-être obtiendra-t-elle une aide financière de Sarkozy ?

A lire avec attention et intérêt le texte de Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire de la fédération de l’Eure du PS, paru dans une tribune libre de Paris-Normandie et consacré aux actions militantes à engager pour que la gauche respecte sa parole et ses engagements, notamment sur la question du droit de vote des étrangers non citoyens européens. MAJ a raison : voilà plusieurs décennies que le PS inscrit cette question comme une priorité dans ses programmes mais il existe toujours de bonnes raisons pour ne pas passer à l’action. Celle, essentielle et incontournable de l’absence de majorité des 3/5e au Congrès réuni à Versailles, est évidemment bien réelle. Pour la contourner, seul le référendum populaire pourrait faire droit. Mais tous les sondages démontrent que les Français dans leur majorité, refuseraient ce droit de vote aux étrangers non communautaires. Dans son texte, Marc-Antoine Jamet liste les bons arguments pour poursuivre inlassablement cette lutte pour l’égalité. Elle viendra bien un jour. Le mariage pour tous paraissait utopique en 1990, aujourd’hui, il existe dans la loi et plus personne, hormis quelques sauvages, ne s’en soucie.

Bernard Amsalem, président de la Fédération française d’athlétisme, a eu ce week-end, lors des championnats de France, l’occasion de commenter les contrôles antidopage positifs de plusieurs athlètes de renom. Des Américains, des Jamaïquains, des coureurs de 100 mètres, des sauteurs, des lanceurs…la dope est partout. Le président de la FFA parle d’une culture du dopage dans certains pays et on ne peut manquer de s’interroger sur des victoires de plus en plus sujettes à caution quand on regarde de près la manière de les acquérir.
Tyson Gay et Assafa Powel, des noms illustres, ont été pris la main dans la seringue. Ils seront absents aux prochains mondiaux de Moscou. Bernard Amsalem déplore que ces contrôles positifs portent atteinte à l’image de l’athlétisme mais se satisfait des actions mises en place par la Fédération française et ses contrôles longitudinaux permanents et inopinés même si certain(e)s échappent aux mailles du filet.

La querelle par tracts interposés entre MM. Martin et Veyrat au sujet du marché couvert à réaliser (selon la tête de liste UMP) dans la halle Breton du boulevard de Crosne à Louviers est le type même de fausse querelle dont on n’a pas fini de déplorer les effets délétères. Le mérite de M. Veyrat est de proposer. Le tort de M. Martin est de dénigrer systématiquement ce que d’autres imaginent pour l’avenir de Louviers. Le tort de M. Veyrat est de lancer une idée sans en chiffrer le coût et sans en mesurer l’impact urbanistique. M. Martin a raison de militer pour conserver le marché du samedi sur la place de la Halle, marché que tous les commerçants sédentaires approuvent.
Autrement dit, c’est bien d’une fausse querelle dont il s’agit. Veyrat et Martin savent bien l’un et l’autre que le marché ne bougera pas de son emplacement actuel. Mais comme la campagne est lancée avec quelques mois d’avance, il faut bien l’alimenter. A quand le prochain projet irréalisable ou irréaliste ?