« Vous êtes
formidables ! » C’était l’époque sans télévision. Le soir, les familles
écoutaient la radio et certaines émissions devenues cultes au fil des années.
Je me souviens de la voix de Pierre Bellemare, animateur radio exceptionnel,
notamment avec une émission sur Europe N° 1 (ou radio Luxembourg ?)
intitulée « Vous êtes formidables. » Il s’agissait déjà d’associer les
auditeurs à des opérations humanitaires, c’est du moins le souvenir que j’en
conserve. Comme Marcel Fort et Zappy Max, Pierre Bellemare appartenait à cette
catégorie de voix particulières, familières, qui reste marquée dans les
mémoires.
Pierre Bellemare est mort à
l’âge de 88 ans. Il a bien mérité du grand service que fut la radio, sous sa
forme publique ou privée. Depuis, il vendait sa notoriété sur des sites moins
attractifs que la radio d’antan. Amener le téléspectateur à acheter un
aspirateur ou un monte-escalier, c’est joindre le commerce au consumérisme,
c’est aussi une façon de gagner sa vie. Pierre Bellemare est un exemple de longévité,
un ami de plusieurs générations. Elles lui pardonneront des écarts pas toujours
magnifiques mais modestes dans sa longue vie finalement interrompue.
Vive l'autonomie locale !
Pour bénéficier de
l’étiquette « La République en Marche » les futurs candidats aux élections
municipales devront signer une charte dans laquelle ils s’engageront à soutenir
la politique du gouvernement et donc à approuver les actions d’Emmanuel Macron.
Etonnant, non ? Pour m’être battu pendant des années en faveur de
l’autonomie de l’action municipale, je récuse le fait de devoir mélanger les
torchons et les serviettes, la politique étrangère et l’avenir de
l’agglomération Seine-Eure par exemple.
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Des photos, des affiches, des journaux… |
La bourde de Gérard Collomb
Gérard Collomb, ministre de
l’Intérieur, est un chouchou du président Macron. L’ancien maire de Lyon a
soutenu le président depuis ses débuts et il considère avoir œuvré (avec
raison) à sa crédibilité et donc à sa victoire. Mais un ministre de l’Intérieur
doit savoir utiliser les bons mots et tenir compte du contexte dans lequel il
s’exprime. Avoir un micro en main et déclarer qu’il regrette que les
manifestants soient les complices des casseurs en ne les empêchant pas d’agir
est manifestement une déclaration plus que maladroite : une grosse bourde.
Une représentante de la CGT
affirmait même que cette affirmation était « scandaleuse ». Elle l’est en
effet. Le droit de manifester est un droit constitutionnel. Il appartient à
l’Etat régalien (avec préfet et ministre) de veiller à la sécurité des
manifestants et des biens. Faire respecter l’ordre et la loi, cela relève des
forces de police et de gendarmerie. Le service d’ordre des syndicats ou des
partis n’est pas une milice ou pire, un commando chargé de…charger les blacks
blocs. Cela c’est le boulot des forces de l’ordre étatiques. Surnommé « son
altesse sénilissime » par les mauvaises langues, la déclaration de M. Collomb
va alimenter le moulin à sarcasmes. Avec raison cette fois.
Photo-souvenir des médaillés lovériens en 1968-69
Au cours de la soirée du 14
mai, il a fallu faire des choix cornéliens pour tenter de tenir dans une durée
raisonnable. Lors de mes recherches, j’ai constaté avec bonheur, être
possesseur de plusieurs photographies de la période 1965-1969 alors que je n’étais
pas encore journaliste. Les négatifs en ma possession m’ont été donnés par les
journalistes locaux de cette époque dont Jean Ouin-dit-Lacroix, Journaliste à
La Dépêche et décédé prématurément en 1971.
Je propose à votre curiosité
cette photographie de remise de médailles d’honneur départementale et communale
par le maire d’alors, Le Dr Ernest Martin, agissant en compagnie de Serge Bove,
premier adjoint et Paul Astégiani, secrétaire général de la mairie, en arrière
sur le cliché.
On reconnaît : de
gauche à droite : Mmes Farceau, Batrel, Langlois, Marinier, (une dame âgée
dont je ne connais pas le nom) Le Dr Martin, MM. Marie et Marinier. Cette
photographie date de 1968 ou 1969. Si quelqu’un peut me donner le nom de la
dame située au centre du cliché, je lui restituerai son identité et sa
fonction.
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