2 janvier 2016

Le 23 janvier à Louviers Eric Roussel évoquera la vie de François Mitterrand


Je viens de terminer la lecture de la biographie de François Mitterrand écrite par Eric Roussel. De ce livre important et passionnant, on retiendra la personnalité exceptionnelle de l’ancien président de la République élu en 1981 après son échec de 1974 face à Valéry Giscard d’Estaing et celui de 1965 contre le général De Gaulle.

Dernière page de couverture du livre d'Eric Roussel.
Exceptionnelle est bien le mot puisque François Mitterrand, situé à la droite de la droite pendant sa jeunesse et finalement maréchaliste jusqu’à la mi 43, effectua ensuite et progressivement plusieurs virages : d’authentique résistant de 1943 à 1944, il devint 13 fois ministre sous la 4e République et évolua ensuite à gauche pour prendre la tête du Parti socialiste, réduire l’influence du Parti communiste, et enfin devenir le premier des Français, son but avoué dès sa plus tendre enfance. Si l’on ajoute au portrait ses « affaires » (l'observatoire, le Rainbow warrior, les Irlandais de Vincennes etc.) ses pérégrinations sentimentales, on comprend que François Mitterrand, comme l’a justement décrit Laurent Fabius, est un personnage dont le trait principal est l’ambivalence.

Eric Roussel sera présent à Louviers le 23 janvier prochain à 16 heures dans le cadre des conférences de la Société d’études diverses. Les Lovériens et tous ceux que la vie politique passionne ne manqueront pas d’assister à celle qu’il y donnera pour tenter de comprendre la trajectoire d’un homme supérieurement intelligent, cultivé, courageux, secret, machiavélien, parfois cynique, souvent distant mais toujours fidèle en amitié quels que soient les hommes et leurs travers.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Dans ton resume , Peut être qu'il ne faudrait pas que tu oublies son amitié indefectible avec René Bousquet jusqu'à ce que ce dernier soit finalement assassiné en....juin 1993, ce qui montre le côté cynique du personnage (l'ambivalence selon fabius est un doux euphemisme). Les français ont la mémoire tellement courte qu'il ne faut pas manquer de le rappeler lors de telles commemorations