12 août 2018

Dominique Jacob et Brendan Mac Farlane ont les honneurs du journal « Le Monde ». A Val-de-Reuil, on les connaît bien.


(capture d'écran) Dominique Jacob et Brendan Mac Farlane.
Le journal « Le Monde » consacre plusieurs articles à des couples originaux, homme et femme pour le coup, célèbres pour leur métier et leur complémentarité. Ainsi dans le journal daté de vendredi 10 août avons-nous découvert avec ravissement la présence de Brendan Mac Farlane et Dominique Jacob. S’ils sont devenus des stars de l’architecture contemporaine c’est surtout et avant tout pour leurs réalisations hexagonales à Paris, Lyon, Orléans et pour le style de leur architecture.

Il fut une époque, il y a plus de vingt ans, pendant laquelle Brendan et Dominique (contrairement à Harry Ballet, je préfère les prenons aux noms) n’avaient encore brillé au firmament des artistes designers. Mais à Val-de-Reuil, un jury averti, les désigna comme vainqueurs du concours organisé par la ville rolivaloise, sous l’impulsion de Bernard Amsalem et le concours actif de Patricia Houel-Deschamps.
De quoi s’agissait-il ? De réaliser, dans cette ville nouvelle, un monument à la mémoire et à la paix plutôt qu’un monument aux morts. D’un côté l’espoir et l’espérance, de l’autre les rites nécessaires mais morbides des célébrations et autres cérémonies. J’ai le souvenir d’une discussion avec Gérard Thurnauer, membre du jury et architecte en chef de la ville nouvelle, fort convaincu de la qualité de la proposition des deux jeunes architectes et également certain de leur avenir radieux. Il n’y a guère qu’un Sarkozy, profane avec la tête près du bonnet, pour ne pas comprendre qu’une architecture moderne n’a que peu à voir avec le château de Chambord. On oubliera donc ses remarques désobligeantes voire incultes.

Ce blog n’est pas le lieu de rappeler, par le menu, le bilan des espaces construits ou réhabilités par le couple Mac Farlane-Jacob. On aurait aimé trouver dans l’article du Monde, justement, des preuves plus affectives des raisons de leur union professionnelle et privée ainsi que de leur histoire commune alors que le texte de Harry Ballet choisit une distance froide avec ses interlocuteurs contrastant avec les autres textes de la série.

Qu’importe. Le simple fait d’avoir été choisis par le journal « dit de référence » démontre l’importance prise par Dominique Jacob et Brendan Mac Farlane dans le monde de l’architecture contemporaine. J’invite ceux et celles qui souhaitent mieux les connaître à se rendre sur le monument à la Mémoire et à la paix de Val-de-Reuil. Ils feront abstraction des oriflammes et des gerbes qu’affectionnent les anciens combattants. Très attachés à la mémoire et aux gestes honorifiques, ils se sont rabattus sur le monument transformé à son corps défendant en outil de souvenir. Alors que dès l’origine, sa destination devait glorifier la mémoire indispensable à la compréhension des temps et la paix, si nécessaire à préserver dans le monde violent qui est le nôtre. 

3 août 2018

Quelques réflexions au débotté : A 10 ans, on ne va pas en prison, un peu de répit pour les abeilles, vive la presse libre et indépendante Thérésa May n'est pas au bout de ses peines, rouvrir la ligne (ferrée) Louviers-Evreux : un casse-tête


Sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur (Beaumarchais)
Une démocratie digne de ce nom exige l’équilibre des différents pouvoirs. Elle se conforte en assurant, notamment, une liberté essentielle : la liberté de la presse. Depuis des années, sur ce blog, je défends comme je peux la liberté de penser, d’expression et d’édition. Malgré de nombreuses résistances, malgré les polémiques et malgré les fausses nouvelles qui fleurissent sur les réseaux sociaux (mais pas que) j’affirme qu’une presse libre est indispensable au bon fonctionnement des institutions.
Il est facile de comprendre que tout pouvoir souhaite dissimuler ses erreurs et masquer ses failles. Le Premier ministre actuel a raison quand il assure qu’« une République exemplaire n’est pas une République infaillible. » Les Français ne doivent pas oublier, par exemple, que sans Médiapart il n’y aurait pas eu d’affaire Cahuzac. Sans le Canard enchaîné, pas d’affaire Fillon…et sans Le Monde pas d’affaire Benalla. Il faut se réjouir, au contraire que notre pays dispose d’une presse d’information, voire d’opinion, couvrant l’ensemble du champ politique. Le citoyen ne peut se contenter de la parole officielle. Même si Les Français lisent moins de quotidiens ou d’hebdomadaires,  ils ne peuvent, non plus, faire une confiance aveugle aux chaînes d’informations télévisées ou aux chaînes dites historiques. C’est pourquoi, en ces temps délicats et dangereux, chacun et chacune d’entre nous doit se montrer exigeants sur le bruit de fond, distant avec les rumeurs et patients avec l’évolution des affaires dont le fin mot sera dit, un jour, par les juges.

Un peu de répit pour les abeilles
Réjouissons-nous. Les néonicotinoïdes sont interdits depuis le 1er juillet. Il est maintenant établi que ces produits portaient atteinte à la bonne santé des abeilles et qu’ils étaient une des causes de la mortalité exponentielle des mouches à miel. Voilà une décennie maintenant que l’Union nationale des apiculteurs et les différents syndicats départementaux mènent la lutte contre l’utilisation de ces éléments chimiques produits en accompagnement des semences. Des intérêts financiers colossaux sont mis en œuvre par l’industrie chimique afin de faire perdurer un système pervers finalement nuisible pour l’homme puisque l’abeille est indispensable à la pollinisation des plantes légumineuses et fruitières. Félicitons nous de l’opiniâtreté des professionnels et des amateurs tout autant passionnés par le monde des hyménoptères utiles à l’homme. Leur combat n’aura pas été inutile. Ils ont enfin gagné.
D’autant que les néonicotinoïdes ne sont pas les seuls à causer des dommages aux ruchers. Le varroa continue ses ravages et le frelon asiatique a atteint le nord de la France depuis des lustres. Ce prédateur d’abeilles doit être combattu avec obstination.  (Voir photo)


La grosse erreur des Britanniques
Les Britanniques commencent à se rendre compte de la grosse erreur qu’ils ont commise lors du référendum dit du Brexit. Non seulement la Livre a perdu sensiblement de sa valeur, non seulement nombres de sociétés et d’entreprises déménagent qui à Paris, qui à Francfort, qui à Bruxelles, mais en plus une commission parlementaire (à la Chambre des Communes) vient de rendre publiques des conclusions surprenantes pour les naïfs que nous sommes. La fédération de Russie de Vladimir Poutine a, semble-t-il, contribué au financement de la campagne des Brexiters sans oublier que Facebook a été mis en cause pour avoir contribué à inonder les Britanniques de messages fallacieux et pour le coup de fake news.
Certains espèrent un nouveau référendum qui ne serait pas entaché d’irrégularités et de mensonges à la Farage. C’est, à mon avis, croire au père Noël. Theresa May (dont les jours au 10 Downing street semblent comptés) ne prendra jamais le risque de se mettre à dos une nouvelle majorité de citoyens favorables à la sortie de l’UE. Un sondage donne 51% pour le maintien dans l’Union. La marge n’est pas assez nette pour assurer le tir de la seconde cartouche. Les Italiens et autres Hongrois feraient bien de méditer l’exemple britannique. Car chacun sait que s’il est facile de détruire il est bien plus difficile de construire. 70 ans de paix, ce n’est pas mal, non ?
Au fait, les services de renseignements américains confirment l’intention des Russes de perturber les prochaines élections de mi-mandat. Trump a beau crier sur tous les toits que l’enquête de M. Mueller est une chasse aux sorcières, l’intervention des hackers russes pendant la campagne présidentielle US est acquis. Un futur candidat prévenu en vaut deux.

A 10 ans on ne va pas en prison, heureusement
Un enfant de 10 ans vient d’être mis en examen pour avoir causé, très indirectement et très inconsciemment, la mort de quatre personnes dans un incendie à Aubervilliers. Un mineur de 13 ans ne peut pas aller en prison. Fort heureusement. La gamin a mis le feu à un torchon qui a mis le feu à……… et ainsi de suite. Bilan : quatre personnes mortes dans l’incendie, de gros dégâts matériels et surtout les remords éternels des parents qui ont laissé sans surveillance leur progéniture.  Bien que 10 ans ne soit pas un âge pendant lequel la raison fait défaut. L’oisiveté peut-être ?

Réouverture de la ligne Louviers-Evreux ?  
Ce fut le thème de campagne de l'élection cantonale de l'année 2008. Fallait-il rouvrir, oui ou non, la voie ferrée entre Louviers et Evreux. Franchement, je croyais ce projet enferré…ou plutôt enterré. L'élu écologiste de Louviers, Alexis Fraisse réveille ce vieux dossier — si controversé — et propose de favoriser le train à la voiture ce qui n'est pas idiot mais il faudrait qu'une prise de conscience globale contraigne les gouvernements et les citoyens à changer radicalement nos modes de vie et de production.

Légende de la photo : Rouvrir la voie ferrée nécessiterait des travaux très importants eu égard à l'état actuel de la voie. Cette photographie a été prise rue du Canal non loin du chantier de la nouvelle patinoire.



24 juillet 2018

La disparition de Charles Libman, grand avocat pénaliste


Charles Libman commandeur de la Légion d'honneur.©JCH
En lisant la rubrique nécrologique du journal Le Monde, j’ai appris que Charles Libman était décédé à l’âge de 93 ans.  Serge Klarsfeld, animateur de l’association des fils et filles des juifs de France déportés et assassinés dans les camps de la mort, a souhaité rendre publique le décès de Charles Libman, avocat dans les affaires Barbie, Touvier, Bousquet, etc. Il faut dire que Me Libman, devenu avocat dans le cadre du numerus clausus accordé à quelques juifs pendant la seconde guerre mondiale et l’occupation, réussit à devenir licencié en droit avant d’entamer une carrière de brillant défenseur. Serge Klarsfeld sait tout ce que Charles a apporté à la défense de la mémoire des juifs disparus entre 1940 et 1945 et à la volonté de juger les coupables de crimes contre l'humanité.

Si j’évoque la mémoire de Charles Libman c’est pour deux raisons. D’abord parce qu’il a possédé, pendant longtemps, une résidence secondaire à la Croix-Saint-Leufroy, et qu’ensuite nous sommes devenus amis suite à diverses rencontres professionnelles. Il a beaucoup aimé la région de Gaillon et de Louviers. Il y a vécu aux côtés de Guylaine Guy, chanteuse canadienne devenu artiste-sculpteur aujourd’hui installée à Trouville-sur-mer. Je me souviens d’une conférence donnée à l’Hôtel de ville de Louviers après la sortie du livre : « Justice impossible » devant un parterre de Lovériens intéressés par le fonctionnement de notre système judiciaire. Charles Libman m’accorda aussi une longue interview sur l’affaire Barbie, le boucher de Lyon, avant un procès qui dura plusieurs semaines et fut filmé pour étayer la mémoire des jeunes générations.

Avocat pénaliste, spécialisé dans les affaires de presse, Charles Libman fut aussi celui qui défendit les journalistes de « Paris-Normandie » en lutte contre Robert Hersant, le papivore devenu propriétaire du quotidien régional dans des conditions telles que le journal de Pierre-René Wolf y perdit maintes plumes très professionnelles avant de connaître une descente aux enfers.
Plusieurs grands procès d’assises ont permis à Charles Libman d’atteindre une notoriété supérieure à la normale. Je n’oublie pas que professionnellement et humainement, Charles Libman était un homme engagé, animé de convictions fortes, ardent défenseur des libertés publiques et individuelles.
Il est décédé le 14 juillet dernier et je prie Guylaine, les enfants de Charles et ses petits-enfants d’accepter mes condoléances aussi sincères qu’amicales.

20 juillet 2018

Quelques réflexions au débotté : la France aux couleurs de la victoire, Trump l'icompétent,Daniel Jubert ne sait plus où il habite, M. Benalla joue les petites frappes


Une équipe de France aux couleurs de la victoire

L’équipe de France de football a remporté la coupe du monde. A force de travail à la fois stratégique et physique, les hommes de Didier Deschamps sont venus à bout d’une équipe croate épuisée, surtout en fin de seconde mi-temps. J’ai suivi, de loin je l’avoue, l’épopée française sauf la finale, condensé absolu des méthodes et des moyens dont a usé le coach français. En fait, il les bien eus. Qu’ils soient Argentins, Uruguyens, Belges et Croates, enfin, Didier Deschamps n’a aucunement improvisé.
Pour lui, le football est quelque chose de simple. La possession de la balle n’a aucune espèce d’importance. Ce qu’il faut, c’est procéder en contre, là où l’adversaire se montre faible, là où M’Bappé et ses copains vont percer la carapace adverse. Est-ce beau ? Là n’est pas le problème a déclaré Didier Deschamps. Ce qui compte c’est l’efficacité et au final la différence de buts en faveur de l’équipe de France. Inutile de dire combien le chauvinisme franchouillard (je me compte dans ses rangs) a fait de ravages, dimanche dernier, après que Macron, Poutine, la présidente Croate et le président de la fédération française, ont mouillé le costume ou la robe, c’est selon, ont félicité les joueurs français à la fois ravis, joyeux, excessifs mais tellement sympathiques. Les deux étoiles sur le maillot de l’équipe de France (Merci Nike !) vont évidemment faire vendre dans les magasins des champs Elysées et d’ailleurs. N’oublions pas que le football professionnel est aussi une affaire d’argent et que les joueurs français, en triomphant à Moscou, ont fait croître leur valeur marchande sur le marché des transferts. Au fait, cette équipe de France n’est ni ultra-marine, ni africaine, ni quoi que ce soit d’autre qu’une équipe de France composée des meilleurs joueurs de notre pays dont le drapeau bleu, blanc, rouge, demeure le symbole le plus éclatant.

Donald Trump a atteint depuis longtemps son seuil d’incompétence
On le savait et cela ne date pas d’hier. Donald Trump, le président des Etats-Unis d’Amérique a atteint son seuil d’incompétence depuis longtemps. Même avant l’élection, on n’aurait pas misé un dollar sur ses capacités dont on sait qu’elles s’expriment surtout dans le bagout immobilier et la roulette des casinos. Lui qui joue les « balaises » partout où il peut est tombé sur un os lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine.
L’ancien responsable du KGB en Allemagne de l’Est connaît sur le bout des ongles les techniques verbales et infra-verbales qui permettent d’en savoir plus sur celui ou celle qu’on a en face de soi. Poutine est malin, il n’a dû faire qu’une bouchée (pendant deux heures) du président américain devenu subitement le petit garçon caricaturé par la poupée orange promenée dans les rues de notre vieille Europe qu’il traite comme une « ennemie » selon ses dires.
Trump a même été obligé de se contredire et de préciser que ce qu’il avait dit lors de sa conférence de presse n’est pas ce qu’il voulait dire et que, bien sûr, il était d’accord avec les services de renseignement de son pays pour assurer que la Russie a fait preuve d’ingérence lors de la dernière campagne présidentielle américaine. Jusqu’à maintenant, il croyait sur parole son ami Poutine ou feignait de le croire. Un jeu bien naïf pour un ancien agent du KGB qui a eu les moyens de le faire parler. J’aurais aimé être interprète lors du face-à-face Trump-Poutine.

Daniel Jubert ne s’est pas où il habite
L’adjoint au maire de Louviers a répondu à quelques questions d’un journaliste de La Dépêche. Ce der nier voulait savoir (et nous avec lui) ce que pense M. Jubert (membre de LR) de l’adhésion de François-Xavier Priollaud au MODEM.
Faisons simple, d’abord et rappelons quelques vérités : les Républicains sont dans l’opposition à Macron. Wauquiez et Ciotti, notamment, n’hésitent pas à utiliser un vocabulaire guerrier pour dénoncer la politique gouvernementale. Quant au MODEM, il est dans la majorité présidentielle même si François Bayrou se fait plus discret ces dernières semaines. A Louviers, cela n’a aucune conséquence sur la cohésion de l’équipe majoritaire. Pourquoi ? M. Jubert a la réponse : parce qu’il est LR mais ne soutient pas Wauquiez. Il n’est pas MODEM mais apprécie le maire ex-UDI devenu MODEM. En fait, M. Jubert ne sait plus très bien où il habite. Majorité-opposition, tout cela n’a, selon lui, plus grand sens ! Brrrh !

Et pourtant, l’affaire Cahuzac aurait dû les conduire à réfléchir vite
Le responsable de la sécurité présidentielle, déguisé en CRS pour une mission d’observation, a…observé d’un trop près deux manifestants inoffensifs le 1er mai dernier sur la place de la Contrescarpe à Paris. Il les a carrément frappés et traînés sur plusieurs mètres (vidéo à l’appui). Pour toute sanction : 15 jours de mise à pied…et retour au boulot comme si de rien n’était. Heureusement la presse française joue son rôle et la vidéo de l’agression a été rendue publique par Le Monde. Depuis quel Ramdam ! Le gouvernement a bien du mal à expliquer pourquoi, depuis le 1er mai, aucune enquête judiciaire n’a été diligentée et pourquoi M. Benalla est toujours à la tête de l’action sécuritaire rapprochée (Cf l’arrivée des bleus sur les Champs Elysées).
La leçon de l’affaire Cahuzac n’a donc été pas été retenue. La vérité finit toujours par triompher et la présidence de la République n’aurait jamais dû jouer sur le silence ou la discrétion autour de cette affaire gravissime. Hollande a tellement tardé à sanctionner Cahuzac (trois mois !) qu’il a perdu sa crédibilité auprès des Français jusqu’à la fin de son mandat. Les politiques n’apprennent rien. Quant à M. Benalla, le jeune homme a pris la grosse tête en fréquentant les cercles élevés du pouvoir et n’a pas su conserver la distance nécessaire qu’impliquait sa fonction. Si Macron a eu connaissance des faits du 1er mai, ce qui semble logique, il a commis une grosse erreur en ne se séparant pas d’un membre trop zélé de son entourage. « Père gardez moi de mes amis, quant à mes ennemis je m’en charge. » C’est vrai plus que jamais.



1 juillet 2018

L'adhésion de François-Xavier Priollaud au MODEM : une tactique en vue des futures élections municipales ?

FX Priollaud préside le conseil municipal de Louviers.
L’adhésion de François-Xavier Priollaud au MODEM de François Bayrou suscite bien des réactions. 

Que Mmes Danièle Jeanne présidente du MODEM dans l'Eure et Anne Terlez se félicitent du choix du maire de Louviers n’est pas surprenant. Elles défendent le Mouvement démocrate depuis bien des années, avec des fortunes diverses, mais l’alliance du MODEM et de La République en Marche fait que le MODEM est un parti de la majorité présidentielle.



Avant d’adhérer au MODEM, François-Xavier Priollaud était membre de l’UDI. L’Union des Démocrates et des Indépendants présidée par Jean-Christophe Lagarde dont les préventions à l’égard de M. Wauquiez sont une des caractéristiques de ce parti centriste. 

J’ai interrogé FXP pour connaître ses motivations. J’avais, tout d’abord, cru que son changement de pied était dû aux élections européennes de 2019. Le vice-président de la région Normandie est, en effet, souvent présent à Bruxelles où il défend les dossiers régionaux et tente d’obtenir des financements. Le maire de Louviers m’assure qu’il n’en est rien. Il ne cherche pas, à ma connaissance, de place sur une liste où il aurait quelque chance de siéger à Strasbourg et Bruxelles. 

FXP invoque une raison plus simple qu’on peut (ou pas) croire. Il considère que sa vision centriste de la société est mieux défendue par la nouvelle majorité au sein de laquelle le MODEM occupe une place respectable. Par cohérence intellectuelle et politique, il se sent plus proche de François Bayrou et Emmanuel Macron que d’un Lagarde dont on peut toujours craindre une entourloupe. De fait, FXP est dorénavant dans la majorité présidentielle ce qui pourrait être un avantage décisif lorsqu’il s’agira d’établir la liste lovérienne d’union « de la droite et du centre » lors des futures élections municipales. 
D’après les déclarations de M. Priollaud, Tous les membres de la majorité municipale (même M. Jubert ? - L'interrogation vaut question) sont favorables à son changement de parti. Est-ce à dire qu’aucun autre élu de la République en Marche ne pourra briguer une investiture à Louviers ? Si c’était le cas, ce serait bien joué. 
Tout de même, François-Xavier Priollaud devrait se souvenir que l’investiture de LREM aux dernières législatives qu’il a recherchée n’a pu être obtenue puisque Bruno Questel a bénéficié d’appuis locaux et nationaux et c’est lui qui a conquis le siège qu’occupait François Loncle, avec le soutien des Macronistes. 

Imaginons que le député actuel prenant en compte la disparition probable de deux circonscriptions dans l’Eure, décide de s’intéresser de près aux élections locales. Comme il a affirmé ne plus chercher de mandat dans la commune dont il a été maire, pourquoi ne tenterait-il pas sa chance à Louviers ou dans une autre commune importante de l’agglomération Seine-Eure. Soyons sûr que pas un élu digne de ce nom ne peut se tenir éloigné des affaires d’une agglomération en plein développement, économique, culturel et sportif. On aurait alors, soit une liste d’union entre MM. Priollaud et Questel, soit une guerre interne à la majorité présidentielle actuelle. Tout cela n’est que jeu de rôle et hypothèse, évidemment.

19 juin 2018

Les « Ecrits de résistance » du « Français libre » Pierre Mendès France à la Fondation Jean Jaurès


PMF et le général De Gaulle à Louviers.
Quelle bonne idée d’avoir fait éditer les « Ecrits de résistance » de Pierre Mendès France. On y découvre plusieurs visages du grand homme. Le combattant rageur, courageux, animé d’une forme d’héroïsme nécessaire, le mari dont l’épouse et les enfants ne sont plus vus depuis plusieurs années, le politique, le « parlementaire » insatiable imaginant la France des années d’après-guerre. Les mois passés au sein du groupe Lorraine, les bombardements effectués sur la France afin de limiter les effets et la durée de la présence allemande ont permis à Pierre Mendès France de retrouver son honneur et sa dignité bafoués par le jugement inique de la justice de Vichy. « Français libre » — comme Romain Gary — PMF sous l’uniforme a retrouvé l’estime de lui-même et la confiance du général De Gaulle, lequel l’a d’ailleurs contraint de le suivre à Alger pour entrer au sein du gouvernement provisoire de la République.
Pour évoquer ces « Ecrits de Résistance », Vincent Duclert, de la Fondation Jean Jaurès avait invité en ce 18 juin — une date précieuse — les petits fils ou fils d’hommes de la France Libre mus par une émotion palpable et des historien(ne)s dont les propos brefs mais ciselés vous projettent dans le monde intellectuel sensible.
Michel Crémieux, Jean-Pierre Worms et Miguel Brossolette Franco se sont souvenus de leur jeunesse, quand parents et grands-parents narraient les récits et les actions de leurs fils dont la vie ne tenait qu’à un fil. Pierre Brossolette se défenestra pour échapper à la gestapo et ses tortures, Jean Worms fut pendu par les Nazis à Flossenburg comme agent des services secrets britanniques, seul Jean-Louis Crémieux-Brilhac put rentrer en France sain et sauf à la Libération, son seul regret étant de ne pas avoir participé les armes à la main au rétablissement de la République et de l’indépendance de la France.  
Miguel Brossolette Franco, JP. Worms, Michel Crémieux et Vincent Duclert (de g à dr).©Jean-charles Houel
Les trois historiens invités : Anne Simonin, Stéphane Audoin-Rouzeau et Alain Chatriot, tous professeur(e)s éminents, au CNRS, à Sciences Po Paris ou encore à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Chacun(e) dans leur style aussi subtil que documenté ont commenté ces écrits de résistance. Ce qui domine : l’urgence ! L’urgence de combattre, l’urgence de vivre et de survivre, l’urgence de témoigner, pour soi-même et pour les autres. Leur découverte du personnage Mendès France, notamment avec ses carnets de guerre, les a surpris. Cet homme, droit comme un I, eut même l’obsession morale de réduire à néant (en attendant le jugement de cassation qui le maintint comme déserteur !) par le droit, pour le droit, cette atteinte à sa personne qu’il considérait comme un tout : patriote, juif, franc-maçon, homme de gauche, de progrès, parlementaire, aimé des Lovériens (qui le trahirent pourtant en 1958) dont la ville fut presque survolée par le groupe Lorraine…Il faut lire cette page dans laquelle le navigateur PMF, à bord de son bombardier, suggère « sa maison des Monts, ses arbres, son jardin » qu’il pourrait presqu’apercevoir.
Je vous invite, toutes affaires cessantes à vous procurer ces « Ecrits de résistance ». Ils font honneur à l’homme PMF dans toute sa complexité, ses contradictions mais aussi sa sublime solitude quand il lui faudra, plus tard, par exemple affronter des adversaires résolus, souvent antisémites, et qu’il se séparera du général De Gaulle qu’il avait pourtant tant admiré. Pour lui le 13 mai 1958 était un sale coup. Un coup d’Etat.
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18 juin 2018

Emmanuel Macron devrait lire (ou relire) attentivement la charte du Conseil national de la Résistance


Le Général De Gaulle lors de la Libération.
Ayant voté pour Emmanuel Macron, au second tour de l’élection présidentielle, surtout pour barrer la route à Marine Le Pen, je me suis imposé une cure de silence d’un an à l’égard de la politique qu’il conduit. Par souci de cohérence personnelle, je pensais qu’il fallait lui laisser le temps de développer son programme et d’entrer dans l’action avant d’approuver ou de condamner ces derniers.
L’année d’observation est passée. Un premier bilan peut être tiré. Et pour l’homme de gauche que je suis, le compte n’y est pas. Certes, le rayonnement international de la France s’est amélioré eu égard à l’« éclat » individuel du nouveau président et la force de ses poignées de main, mais la politique conduite dans l’hexagone est décevante voire détestable.
Et même si l’économie n’est pas tout, même si le chômage n’augmente plus, que la croissance donne des signes d’amélioration, l’attitude générale du gouvernement Philippe consiste à rogner tous les acquis, à remettre en cause en profondeur la charte du Conseil national de la Résistance de 1944. C’est pourquoi il est important de relire cette charte que beaucoup ne connaissent pas ou connaissent mal. De la relire en considérant que presque 80 ans de notre vie sociale et politique a été bordée par cette charte rédigée par des hommes et de gauche et de droite. Emmanuel Macron a voulu nous faire croire à une fable. Il faudra en attendre la conclusion pour en tirer la morale mais nous ne devons nous faire aucune illusion : les citoyens de gauche qui ont voté pour Macron — en tout cas au cours de cette première année — n’ont rien vu pour une amélioration de leurs conditions de vie, de leur pouvoir d’achat…

Une véritable démocratie économique et sociale
Sur le plan économique il est écrit :  « L’instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie; une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des États fascistes; l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ; le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales; le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie. »

Le droit au travail et au repos
Sur le plan social, que lit-on ? le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail; un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine; la garantie du pouvoir d'achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie; la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale; un plan complet de sécurité sociale, visantà assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État; la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier; l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance contre les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural; une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours; le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste. Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

L’instruction pour tous les enfants
La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires. »

Ils sont donc nombreux ceux qui veulent remettre en cause cette charte. Des représentants du MEDEF ont souvent protesté contre son contenu, la jugeant d’une autre époque et d’un autre monde. Emmanuel Macron, subtilement, cyniquement, la considère également comme un document dépassé. Sur certains points elle l’est (office du blé, colonies) mais sur d’autres, elle demeure plus que jamais d’actualité compte tenu de ses ambitions — pas toutes atteintes d’ailleurs — et du sentiment d’unité de la nation plus que jamais nécessaire. Je vous invite à méditer ce texte écrit après cinq années de guerre, de sacrifices humains et de destructions massives.

16 juin 2018

Fermer le collège Mendès France a forcément des conséquences sur les autres établissements de l'agglomération Seine-Eure

Il fallait bien que cela arrive. La fermeture du collège Mendès France de Val-de-Reuil a forcément des conséquences sur les effectifs des autres collèges de l'agglomération Seine-Eure. J'ai reçu dans ma boite aux lettres cette invitation à participer à une réunion publique le 19 juin prochain pour qu'il soit rendu compte des discussions entamées avec le Département s'agissant de la circulation et de la sécurité autour du collège du Hamelet de Louviers.
Soyons nombreux pour entendre les arguments de l'autorité du Conseil départemental à l'origine de la fermeture du collège PMF et les demandes des parents et des professeurs du collège local.

10 juin 2018

L'hommage de François Loncle à Maurice Séveno, disparu récemment…


Avant d'être député, François Loncle était journaliste à la télévision. Il a présenté le journal télévisé à maintes reprises et a donc côtoyé tous les journalistes de ce qui était la première chaîne voire la chaîne unique pendant longtemps. Il devint l'ami de Maurice Séveno et leur vie fut souvent une aventure partagée. Voici pourquoi Stanislas, le fils de Maurice Séveno, a demandé à François Loncle de dire quelques mots lors de la cérémonie d'obsèques organisée à la semaine dernière Paris en présence de la famille et de nombreux amis.
« Sous le ciel bleu et le soleil de Normandie, dans le paisible cimetière de Trouville, face à la mer, nous avons samedi matin, la famille et quelques amis, dispersé comme on dit les cendres de Maurice Séveno, notre Maurice, Momo comme l'appelaient Dominique  Merlin, Adolphe Drhey et ses bons copains. Maurice était devenu en quelque sorte partout et nulle part, mais nous savions tous et vous tous ici qu'il est désormais dans nos cœurs pour toujours.
Après 93 ans d'une belle et pleine vie, mais huit années d'effacement douloureux pour lui et tous ceux qui l'aimaient, un grand journaliste, un authentique personnage, un homme épatant nous a quittés....Quel rayonnement, quelle carrière, quelle aventure que le parcours de Maurice Séveno ! On ne peut pas tout raconter bien sûr, mais tout de même...
Au sortir d'actes de Résistance dans le Tarn où il combat et s'évade, Maurice entre à la radio (RDF) en 1944. Il y rejoint Pierre Sabbagh, Claude Darget, Jacques Sallebert, Raymond Marcillac et d'autres qui le côtoient dans la célébrité. Puis c'est la télé, rue Cognacq Jay. En 1949, il participe au premier journal télévisé  (vu par moins de 1000 téléspectateurs) avec Pierre Tchernia, Pierre Dumayet, Georges Sabbagh et une poignée de futures vedettes de ce qu'on appelait alors le petit écran.
Mais Maurice ne s'éternise pas. Au delà de la télé, il y a la vie, la liberté à laquelle il tenait tant.  Il devient attaché de presse du Lido, compose des chansons avec Boris Vian, travaille aux cotés d'Eddy Barclay, puis retourne à la radio (France Inter, Europe numéro 1, Radio Luxembourg) , avant de retrouver la télévision, où avec Léon Zitrone, Georges De Caunes, Jean Lanzi, il devient présentateur vedette du journal de 20h00.
Le 22 Novembre 1963, à 20 heures précise, on lui apporte une dépêche au moment même  ou il ouvre le journal comme présentateur unique. Une ligne: Attentat contre Kennedy.  En moins d'une demie heure c'est une incroyable dramatique qui se joue et que Maurice Seveno maitrise parfaitement.  20h29 :  le Président Kennedy est mort.
C'est la belle époque de la télé, celle d'autres grands journalistes, François de Closets, Frédéric Pottecher, Emmanuel de La Taille, Mario Beunat et tant d'autres, celle aussi du service des sports avec Roger Couderc, Thierry Roland, Robert Chapatte, François Janin, Michel Drucker.....Ce sont aussi les magazines d'infos auxquels  Maurice participe comme grand reporter: Ecouter Voir, 5 Colonnes à La Une, avec Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet et Igor Barrère, puis Panorama.
C'est précisément la censure exercée par le gouvernement le 10 Mai 1968 à l'encontre d'une séquence de Panorama devant relater la révolte étudiante qui déclenche la longue grève de l'ORTF du 21 Mai au 19 Juillet. Incroyable mouvement civique, comme le qualifie justement François de Closets, qui aboutira à une vraie libération des ondes, un an plus tard grâce au Premier ministre Jacques Chaban Delmas, puis en 1981 avec les lois Fillioud que j'ai eu l'honneur de voter. Mais tout cela au prix du licenciement de 102 journalistes de la radio et de la télévision.
Maurice, président de l'Union des Journalistes de Télévision, a eu un rôle majeur dans ce combat à la fois cruel et victorieux. Exclu de l'ORTF, Maurice travaille alors à Télé Monte Carlo puis RTL,  écrit des livres ( Télé Mon Aventure, La Vie Traversée). Il joue au cinéma grâce à François Truffaut (notamment dans le superbe film "La Nuit Américaine") et Claude Lellouch. Il crée ensuite la structure audiovisuelle du Parti Socialiste UNITELEDIS avec Jean Pierre Locatelli . Il conseille François Mitterrand lors des campagnes présidentielles de 1974 et 1981, siège au conseil municipal de Trouville et réintègre la télévision pour deux années sur France 3. Il entre à mon cabinet du Ministère de La Ville et du Plan en 1992.
Maurice Séveno était fier et heureux d'avoir été fait et décoré Chevalier de La Légion d' Honneur par le Président François Mitterrand à l'Elysée. Puis la vie continue, ses passions, ses loisirs (les courses hippiques, le vélo) et ultime bonheur, la naissance de ses petits enfants....Je terminerai par une invitation, un conseil, regardez sur internet un document INA  (lien ci joint)
http://www.ina.fr/video/I00004312/pierre-tchernia-presente-l-equipe-du-journal-televise-de-1949-video.html
extrait d'une émission réalisée en 1971,  en public et en direct, où Pierre Tchernia célèbre l'anniversaire du premier  journal télévisé de 1949...on y voit Maurice ovationné. Cher Maurice je ne veux pas oublier une chose : nous avons beaucoup, énormément ri avec toi. »
François Loncle

6 juin 2018

Et maintenant…la classe sixième au lycée Jules Ferry !


Le professeur est M. Hervieux, enseignant en mathématiques. Nous sommes en 1958-59.
Mon ami Jean-François Le Campion me demande de publier ma photo de classe de 6e sur laquelle il figure, évidemment. Je m’exécute donc. On formait une belle et bonne équipe avec Yves Chédeville (trop tôt disparu) et quelques autres dont Jean-François Sicard, le fils du professeur de philosophie et qui nous enseignait l’instruction civique dès la 6e ! J’ai souvenir d’une exposition qu’il avait organisée sur l’art mexicain au Musée de Louviers, à une époque où l’enseignement de l’histoire — et notamment de l’histoire de l’art —occupait une place sensible dans le cadre d’un enseignement général équilibré.