22 juin 2017

Louviers : le marché du centre ville retrouve une halle-pyramides avec parking à voitures


Pendant le discours du maire de Louviers. (photo JCH)
L’architecte auteur de la halle de la place du même nom a insisté, dans son discours, sur la demande du maire : « il voulait une réalisation rapide et pas chère. » Rapide, elle le fut puisqu’il n’a fallu que cinq mois pour en venir à bout mais pas chère, je ne sais si 1,1 million d’euros peut être considéré comme un prix d’ami pour une réalisation destinée à défier le temps.

Le principe de cette halle est simple : des pyramides en couverture, une charpente en châtaignier pour éviter les toiles d’araignée, du zinc pour laisser l’eau s’écouler, des places de parkings (moins cinq eu égard à l’ancienne surface)…l’avantage est qu’on sera à l’abri en cas de canicule (on y est) et en cas de pluie (on y sera cet hiver).
L’objectif du maire et de sa majorité ainsi que celui des élus de l’agglomération Seine-Eure est de relancer le commerce local souffreteux, semble-t-il, et en danger avec l’éventuelle arrivée du groupe McArthurGlen à Douains avec son village des marques.
Il est vrai que la place de la Halle est surtout destinée à l’accueil des marchés du mercredi — qui sera boosté — et celui du samedi qui a grand besoin d’être conforté. Si le commerce de proximité en profite, c’est tant mieux.

Je ne prendrai pas parti sur l’esthétique. A entendre les uns et les autres, en ce 21 juin jour de la fête de la musique et de l’inauguration, les avis sont partagés. Trop basse pour les uns, trop haute pour les autres, pas assez ceci, trop cela, tous les goûts sont dans la nature. Finalement, la ville en a eu pour son argent.

Entre 300 et 400 personnes ont assisté à l'inauguration.
Je propose par ailleurs qu’on attende six mois pour apprécier le fonctionnement de cette halle parking. Comment les Lovériens et les usagers des commerces de notre bonne ville vont-ils réagir à ce qui n’est au fond qu’un outil ? Il est vrai, et l’architecte a eu raison d’insister sur ce point dans son discours, que la place de la Halle dans son ensemble a besoin d’un grand coup de neuf. Les façades de notre centre — c’est un autre projet du maire — ont besoin de couleurs, de rénovation…mais pour ce faire, il faut de l’argent. Peut-être faudra-t-il tirer à nouveau la sonnette de l’agglomération ?

Un petit correctif. Le maire a évoqué dans un message la présence de 1000 personnes à l’inauguration d’hier. Pour avoir une certaine habitude des foules et des densités humaines, je pense qu’il n’y avait pas plus de 400 personnes…au maximum. La plupart assoiffées compte tenu de la température extérieure qui faisait apprécier l’ombre de la halle. Et la musique d'orchestre pour ceux et celles venus faire la fête.

21 juin 2017

Le MODEM dans la tourmente. Macron doit pousser un soupir de soulagement.


Marielle de Sarnez et François Bayrou.
Richard Ferrand, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, François Bayrou…quatre ministres et quatre démissions ou presque. Les délations concernant les emplois (fictifs ?) des assistants parlementaires européens de circonscriptions ont conduit les parquets respectifs à ouvrir des enquêtes préliminaires afin de savoir si le MODEM a agi illégalement, comme l’a sans doute fait le Front national de Marine Le Pen.

Dans ces conditions, il était devenu impossible pour M. Ferrand (et son histoire de mutuelle de Bretagne) et ses trois collègues du MODEM de continuer leur vie de ministre sans porter ombrage à la dynamique macronienne. On ne sait si le Président lui-même a poussé ses ministres vers la sortie ? Il reste une évidence : cette sortie arrange bien le président de la République comme elle arrange bien Edouard Philippe, Premier ministre, libéré d’un poids moral devenu ankylosant.
En fait, il semble bien que François Bayrou, en président avisé du MODEM, ait mis au point un système de contrats permettant aux salariés du MODEM d’être également assistants parlementaires de plusieurs députés européens. Le résultat de la manip ? Le Parlement européen payait pour un certain pourcentage ces assistants sans que l’on sache très bien quel travail ils accomplissaient pour les progrès de l’idée et des projets européens. Corinne Lepage, ancienne ministre et ancienne députée MODEM, dans un livre édité en 2014, affirme avoir refusé de cautionner le système : « C’était illégal. »

Et alors ? Et bien, ces pratiques d’un autre âge, si jamais elles ont été effectives, ne sont plus admissibles sous l’ère Macron (qui doit pousser un soupir de soulagement) et encore moins depuis que François Bayrou, en personne, a exigé du président un engagement à voter rapidement une loi de moralisation de la vie publique. L’effet boomerang est redoutable pour Bayrou et ses amis. Un fait m’intrigue pourtant. L’affaire des assistants parlementaires (fictifs ?) européens du Front national date de plusieurs mois. Comment François Bayrou a-t-il pu croire que lui et les siens passeraient entre les gouttes ? A-t-il, comme il l’affirme, les preuves du travail des assistants ? Doit-il demeurer zen comme lorsque le Monde l’interroge et qu’il nie tout en bloc ? Se croit-il intouchable ? Ou est-ce tout simplement le château de cartes patiemment construit qu’il voit s’écrouler sous ses yeux ? Hors du gouvernement, François Bayrou sera sans doute libre de sa parole et prodigue en bons tuyaux. Je plains quand même les militants et les élu(e)s de base du MODEM. Ils et elles doivent tomber de l’armoire. Mais attention, démission ne vaut pas culpabilité.

20 juin 2017

Bruno Questel (La République en Marche) n'est pas né de la dernière pluie


Bruno Questel avec François Loncle au Moulin à Louviers.
Résultat des législatives dans l’Eure : 5/0 pour La République En Marche contre le  FN. Voilà de quoi se réjouir ! A lire la prose mensongère des candidats FN dont celle de Doris Perreaux, caricaturale à souhait, on se dit que les électeurs (trices) sont plus intelligents que ne le pensent les dirigeants frontistes.

L’ambiance tristounette de la salle du Moulin à Louviers, bureau centralisateur, dimanche soir ne laissait percer ni passion ni triomphalisme de la part de Bruno Questel. Le nouveau député, ancien suppléant devenu parlementaire macronien ne fera pas partie des novices. Ancien attaché parlementaire au Sénat, proche des lieux de pouvoir du temps où le maire de Grand Bourgtheroulde roulait pour le PS, Bruno Questel, sait où il met les pieds. Il n'est pas un perdreau de l'année. Il sait aussi que lors d’un premier mandat, si la présence à l’assemblée est utile parfois, il faut labourer sa circonscription de long en large pendant cinq ans. Et encore, le résultat n’est pas garanti à la sortie quand une vague comme celle de dimanche emporte les plus aguerris des élus même si certains ont sauvé leur tête comme Woerth ou Ciotti. Par contre et c’est heureux, les Myard et quelques autres députés sexistes ont connu la défaite.

Il est vrai que des électorats bigarrés ont mêlé leurs voix — ce qu’ils reprochent à Macron d’ailleurs — pour faire battre certains députés de la République en Marche. Il suffit de comparer les scores obtenus dans certaines communes aux premier et second tours pour constater la « ligue » des contraires. C’est ainsi qu’un candidat du Front national a ouvertement appelé à voter pour la candidate de la France insoumise opposée à Manuel Valls. Et ce n’est pas un cas unique. A Alizay, l’abstention est évidemment venue des rangs de la France insoumise. Et pourtant, l’un des deux candidats était membre du Front national ! Voilà où nous en sommes.

Ce n’est pas le plus important. L’essentiel est quand même la politique qui sera conduite par le président, son gouvernement et approuvée par l’Assemblée nationale. Une charte en six points va contraindre (avec leur accord) les nouveaux députés de LRM. Il s’agira d’abord de voter la confiance, puis la loi de moralisation de la vie publique sans oublier la loi d’habilitation des ordonnances sur la réforme du code du travail. Jean-Luc Mélenchon, en contestant la légitimité du nouveau pouvoir, et Marine Le Pen qui en fait autant dans un autre registre, ouvrent un chemin dangereux. Il n’est pas sain que des députés élus contestent la représentativité des députés d’autres partis ou mouvements. « La rue » ne vaudra jamais un bulletin de vote de même qu’une abstention fût-elle intitulée « grève générale civique » ne remplacera jamais une consultation populaire. Quand Mélenchon termine ses discours par « merci les gens » il devrait avoir un peu plus d’égard pour ceux des gens qui ne pensent pas comme lui ni par lui.

Cela dit, la majorité « confuse » rassemblée autour d’Emmanuel Macron aura du mal à demeurer unie pendant cinq ans. Au fil des mois et des obstacles, certains baisseront les bras, d’autres trahiront, d’autres encore, joueront le bunker contre le peuple. C’est la vie. A moins que le président Macron ait des idées neuves. Le bonheur n’en est-il pas une ?

19 juin 2017

Marc-Antoine Jamet : « La confusion et le flou auront été prédominants »


MAJ avait accueilli Valérie Fourneyron, alors ministre.
Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, ne mâche pas ses mots. Il est sévère avec les candidats de  « La République en Marche » — du moins avec certains — et déplore la perte d'influence du parti socialiste. Il écrit :
« Le second tour des élections législatives ne pouvait que confirmer la tendance observée dimanche dernier. Il a donc assuré au nouveau Président de la République une majorité dont le caractère inédit relève autant de sa composition, à la fois hétéroclite et monocolore, que de son profil, renouvelé, mais déroutant, que de son ampleur dont on ne sait si elle sera gage d’efficacité ou de lourdeur pour le Gouvernement.

Plus de 350 députés forment désormais, pour les cinq années qui viennent, la majorité parlementaire dont disposera le Président de la République. Elle lui permettra de mettre en œuvre le programme de réformes qu’il a annoncé, mais dont il n’est absolument pas certain qu’il a été intégré et accepté par les Français qui l’ont élu le 7 mai dernier. Cette situation ambiguë est la conclusion logique et mécanique d’un cycle présidentiel et législatif où la confusion et le flou auront été prédominants.

Seul élément certain : l’abstention, associée à l’importante somme des bulletins nuls et des votes blancs, est devenue la seule et réelle majorité de notre pays. C’est cette majorité qui a permis au chef de l’Etat de l’emporter, comme autrefois au Front National de peser, puisque ce sont principalement ses électeurs qui se sont déplacés. Mais c’est une majorité inerte et lointaine, une majorité inutile et invisible, une majorité silencieuse et bougonne, dont il faut s’inquiéter qu’elle aille chercher ailleurs qu’à travers les débats d’un parlement godillot, les garanties sociales qu’elle attend. 60% des Français et des Eurois ont choisi de ne pas suivre, de ne pas s’exprimer, de ne pas approuver. Cette réalité jamais observée auparavant souligne non seulement le faible intérêt des électeurs pour un second tour dont l’issue avait été largement dessinée dimanche dernier, mais aussi la sourde réprobation d’une partie du corps citoyen devant le bonapartisme digital du nouveau Chef de l’Etat. Ajoutons que la succession des primaires de la droite et de la Gauche, puis des élections présidentielle et législatives, succession censée donner du souffle à notre démocratie, l’a en fait épuisée.

L’Eure, comme un très grand nombre de départements métropolitains, se verra désormais exclusivement représenter par des députés d’En Marche. C’est paradoxalement une promesse d’immobilisme. C’est un appauvrissement intellectuel. On s’inquiètera, hormis pour un ancien ministre de Nicolas Sarkozy réélu au prix d’un changement d’étiquette à vue dans la 1ère circonscription, de l’aura limitée, du faible charisme, des capacités vacillantes de ces élus de circonstance. On remarquera leurs incohérences idéologiques et leurs invraisemblances politiques. Comme partout, on notera qu’ils ne représentent que la France qui va bien, des bien-pensants et des bien-portants, à laquelle, élus professionnels, amuseurs radiophoniques, médecins, fonctionnaires, ils appartiennent. Ce sont les « heureux du siècle ». Attaché aux valeurs qui fondent la solidité de nos institutions et de notre République, je salue cependant leur victoire et adresse à ceux qui l’ont méritée, Bruno Le Maire, Fabien Gouttefarde et Marie Tamarelle, des félicitations sincères. Ils ont œuvré, sans provocation ni arrogance, au rassemblement de tous les républicains, démocrates et progressistes lors de cette campagne d’entre-deux tours.

Tous les candidats du Front National échouent dans toutes les circonscriptions de notre département. Leur impossibilité à travailler et à proposer un projet à la fois crédible et sérieux, juste et respectueux, a été durement sanctionnée par les électeurs eurois. Dans l’ensemble des territoires de notre département, dans nos villes comme dans nos campagnes, leurs résultats sont en très net recul par rapport au second tour de l’élection présidentielle. Je m’en réjouis, mais ne m’en satisfais pas. La présence systématique du Front National au second tour de chaque élection depuis les dernières élections municipales ne peut devenir automatique.

Dans un paysage politique devenu monocolore, la Gauche, éliminée au 1er tour dans notre département, réduite à la portion congrue dans la future Assemblée, est à reconstruire totalement. Un espace existe pour une formation qui ne soit ni hostile ni docile, pour une force progressiste qui ne tombe ni dans le radicalisme mélenchonien ni le contentement macronien. Sur la solidarité et le refus des propositions qui tendraient vers l’exclusion, sur la protection des salariés et l’opposition à des mesures qui aboutiraient à leur réduction, sur la fiscalité et le rejet de toute loi qui renforcerait les inégalités et appauvrirait les retraités et les moins aisés, des réponses de justice sociale et d’égalité devront être apportées. Il faudra dire à la fois notre désapprobation sur la réforme du Code du Travail, sur la hausse de la CSG, sur la baisse de la fiscalité au seul bénéfice des plus fortunés, sur les menaces qui pèsent sur l’assurance chômage, et, en même temps, être en capacité de proposer de nouvelles solutions, d’amener de vraies propositions.

Le pluralisme des opinions et la nécessité d’une confrontation libre et démocratique, qui ne trouveront plus aucune expression au Palais Bourbon, doivent perdurer. Pour cela, il faudra s’appuyer sur le travail de proximité de nos élus locaux, dans les majorités municipales de Val-de-Reuil, Pont de l’Arche, Verneuil sur Avre, Serquigny et Pont-Audemer comme dans les oppositions, avec Martine Séguéla aux Andelys et Timour Veyri à Evreux, retisser des liens plus solides et plus profonds avec le milieu syndical et associatif, et, plus généralement, amener le débat sur des positions que la future Assemblée Nationale ne défendra pas. La Gauche devra, demain, avec ses partenaires et ses alliés, travailler, amender, débattre et proposer. Si son appareil est à repenser, ses idées, elles, plus que jamais, ont un sens et un intérêt. La situation politique impose de nous réinventer. Nous en avons le devoir et la responsabilité. »

18 juin 2017

Les Français seraient gagnés par la lassitude. Du grand n'importe quoi !


Dans un bureau de vote de Louviers lors de la présidentielle.
Pour justifier l’abstention qui s’annonce historique aujourd’hui, les commentateurs énumèrent les épisodes de la longue séquence électorale débutée par les primaires de la droite avec la suite qu’on connaît. « Les Français sont gagnés par la lassitude. » affirment-ils tous en choeur. C’est vraiment du grand n’importe quoi.
Les primaires de la droite ont rassemblé 4 millions de votants. Celles de la belle alliance à gauche (la mal nommée) deux millions de votants. Le nombre d’électeurs inscrits en France est de 47 millions. Si ma soustraction est exacte, 41 millions de citoyens n’ont pas participé aux primaires ce qui affaiblit grandement l’argument de la lassitude puisque l’immense majorité des Français ne s’est pas sentie concernée par les votes partisans.

Et si le problème était ailleurs. Dans l’absence de confiance dans la politique, par exemple, après les deux quinquennats calamiteux de Sarkozy et de Hollande qui ont réussi, chacun à leur manière, à discréditer l’action gouvernementale. J’ignore encore, au stade où nous en sommes, si Emmanuel Macron et Édouard Philippe vont obtenir des résultats positifs qu’il s’agisse du chômage, surtout, du pouvoir d’achat, également, sans oublier la protection des Français, en France et en Europe.

Il paraît qu’il s’agit de la dernière étape avant un vote FN généralisé. C’est aller bien vite en besogne. Car bien malin qui pourrait imaginer l’état de la France dans cinq ans. Bien malin qui peut dire dans quel état sera le parti des Le Pen puisqu’il s’agit d’une dynastie. Et comme dans toutes les dynasties, il arrive qu'elles s'éteignent. Je vais me répéter mais depuis le second tour de la présidentielle, les frontistes ont constaté que leur chef n’était pas à la hauteur des enjeux et qu’elle (Marine Le Pen) se montrait incapable d’assumer ses ambitions. Cela n’ira pas en s’améliorant.

17 juin 2017

Un nouvel écrin pour l'église Notre-Dame

Illustration ville de Louviers

(Communiqué de la mairie de Louviers)

 Un nouvel écrin pour l’église Notre-Dame
Après la place de la Halle aux Drapiers, c’est le parvis de l’église Notre-Dame qui va être totalement repensé. Retour sur le chantier de la halle semi-couverte et découverte du futur visage de la place du Parvis.
À partir du lundi 19 juin, les ouvriers vont s’activer autour de l’église Notre-Dame. Le chantier de rénovation du parvis s’ouvre et va permettre d’offrir à ce joyau du patrimoine lovérien un nouvel écrin. C’est le deuxième partie du projet d’embellissement du Cœur de ville. Le parvis de l’église Notre-Dame va devenir une vraie place. Un lieu de vie où la circulation, les espaces de détente et le stationnement cohabitent dans une parfaite harmonie.
phase 1 : sens rue Foch vers rue du quai
Les travaux vont débuter le lundi 19 juin. Les ouvriers vont s’activer sur le tronçon rue Foch-rue du Quai. La circulation sera fermée dans ce sens et déviée par la rue de l’Île et la rue de la Poste. Le stationnement sera interdit du côté de la chaussée.
Cette première phase, qui comprend l’enfouissement des réseaux et le remplacement des réseaux existants, ainsi que la réfection d’une large partie de la place du Parvis de l’église, doit s’achever à la fin du mois de juillet.
phase 2 : sens rue Pierre-Mendès-France vers rue Foch
Les entreprises en charge du chantier seront chargées, dès le début du mois d’août, de réaliser ces mêmes travaux de l’autre côté de la place, dans le sens rue Pierre-Mendès-France-rue Foch.
Pour cette deuxième phase, la circulation sera neutralisée et les automobilistes seront déviés par la rue Tatin, la rue du Sornier et la rue du Matrey. Le sens de circulation de la rue du Matrey sera d’ailleurs inversé pendant cette période de déviation. Les poids-lourds et bus seront déviés par les boulevards. Le stationnement sera interdit de ce côté de la place du Parvis. Cette phase doit s’achever fin septembre.
Les ouvriers s’attaqueront ensuite aux finitions : mise en place du mobilier urbain, remplacement de l’éclairage public, mise en valeur de l’église et aménagements paysagers... D’ici le début de l’automne, la place du Parvis aura changé de visage.
L’accès aux commerces maintenu
Pendant toute la durée des travaux, l’accès aux commerces situés autour de la place sera maintenu pour les piétons. Les parcours de bus seront modifiés entre la place Thorel et le boulevard Clémenceau.
L’arrêt de bus du Parvis sera modifié et des zones seront identifiées pour les conteneurs poubelles des riverains les jours de ramassage. Enfin, la circulation sera rouverte pour la Foire Saint-Michel.

16 juin 2017

Quelques réflexions au débotté : l'agression contre NKM, les mensonges du FN, l'affaire du petit Grégory, le dépit des députés sortis


NKM agressée sur un marché parisien
NKM à la sortie de l'isoloir…
Il a ajouté la violence physique à la couardise. L’homme qui a agressé NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet) sur un marché parisien hier, va sans doute être rapidement identifié. Il le faut parce qu’il doit assumer un acte qu’il a fui comme un « péteux » pitoyable. Une plainte a été déposée, elle va entrainer l’ouverture d’une enquête et la police judiciaire ne devrait avoir aucun mal à mettre un nom sur le visage de celui que de nombreux témoins ont vu à l’œuvre. D’autres l’ont entendu qualifier NKM de « bobo de merde » la sommant de retourner dans l’Essonne où elle est actuellement élue députée. De là à la violenter, il y a cet espace que la culture, l’éducation et la démocratie posent pour éviter cette violence physique expression d’une pensée reptilienne toujours à l’œuvre.
Les bobos sont mal vus. Même Henri Guaino s’en est pris vivement à ces Parisiens accusés de bien vivre, de profiter de la globalisation ou (et) de l’Europe et d’être indifférents aux malheurs du monde. Bobo devient donc l’insulte suprême sans que l’on sache très bien ce que recouvre ce qualificatif bien pratique pour ranger certains et certaines dans des cases. Toujours est il que NKM, dont l’engagement et la parole peuvent évidemment être contestés ne mérite pas — comme aucun autre candidat d’ailleurs — de souffrir dans sa chair à l’aube d’un second tour très risqué. J’ignore si tous les messages de sympathie à elle adressés sont sincères. En tout cas ils ont le mérite d’exister.

Les mensonges permanents du Front national
Le vote de dimanche prochain dans l’Eure (et dans la France entière) est simplissime. Le but des électeurs (trices) doit être de faire que le Front national soit le plus bas possible. D’ailleurs, si j’en juge par les documents de propagande de certains candidats du FN, le style et le ton ont évolué après le premier tour. Ainsi, la photo et le nom de Marine Le Pen ont disparu de certains tracts de Doris Perreaux, candidate dans la circonscription de Louviers. Mais les mensonges demeurent les mêmes : Où est le million d’immigrés ? Perreaux confond la France et l’Allemagne ? elle avance 1,2 million de chômeurs de plus alors que les statistiques officielles indiquent que le nombre de chômeurs a augmenté de 556 000, ce qui est trop évidemment. S’agissant de l’augmentation de la dette, elle a été de 8 % du PIB sur le quinquennat soit 8 % de 2458 milliards d’euros soit 196 milliards d’euros et non 320 milliards, un chiffre totalement fantaisiste. Avec le FN tout n’est que fausses nouvelles…
Depuis le débat raté et la cacophonie interne, Marine Le Pen porte comme un fardeau la raison principale de sa défaite, son incompétence, mais elle symbolise également la désaffection des citoyens qui ont préféré l’abstention. Les sondages indiquent que le FN et la France insoumise ont été les deux partis les plus victimes de la désertion des urnes. La déception et la certitude de peser très peu dans le débat public à venir feront le reste.

Affaire Grégory : proches de la vérité ?
L’affaire du petit Grégory Villemin n’en finit pas. Grâce à la vigilance des avocats du couple Jean-Marie et Christine Villemin et aux actions qu’ils entreprennent la prescription de dix ans ne joue pas. Ainsi, les enquêteurs peuvent-ils adapter leurs investigations aux évolutions techniques notamment dans les domaines biologiques et numériques. Les services de la gendarmerie ont à leur disposition un logiciel leur permettant de centraliser les témoignages, les déclarations et de les confronter les uns aux autres dans le temps et dans l’espace.
C’est ainsi que les expertises graphologiques modernes permettraient de confondre les corbeaux à l’œuvre avant et après l’assassinat de petit enfant. Le procureur de la République de Dijon a assuré, hier, que plusieurs personnes avaient concouru à la mort de l’enfant. En fait, tous les personnages clés de l’affaire étaient connus depuis 1984 et tout semblait tourner autour d’un clan mutique, secret et haineux. On saura aujourd’hui si le couple Jacob (qui invoque le droit au silence ou ne se souvient de rien) sera placé en prison…La morale de l’histoire : les enquêteurs ont la mémoire longue et les mailles du filet sont de plus en plus étroites.

Espèce en voie de disparition…
"J’espère que vous êtes tous conscients que nous appartenons à une espèce en voie de disparition qui aura quitté le paysage le 18 juin. Remercions nos chefs de tout poil qui, pour leurs ambitions personnelles, nous ont assassinés. Qu’ils n’espèrent rien. Ils seront aussi dans le corbillard."
Alain Marsaud, député en grande difficulté, peut en effet remercier François Fillon qui, par arrogance et mépris, a certainement été le fossoyeur de la droite, encouragé qu’il fut par quelques jusqu’au-boutistes genre Baroin, Ciotti, ou Boyer. D’ailleurs, le mari de Pénélope s’est fendu d’un SMS adressé aux sortants indiquant « j’enrage de ne pouvoir vous soutenir ».
D’autres, du Parti socialiste par exemple, n’ont pas été en reste. François Lamy, dans le Nord, n’a-t-il pas adressé ses remerciements à Hollande et Valls qu’il tient pour être les principaux responsables de la débâcle socialiste. « Merci pour ces moments », a-t-il écrit dans un geste de dépit et surtout de défaite non assumée. Comme si les députés PS pouvaient s’exonérer eux-mêmes de ce qu’il leur arrive.


14 juin 2017

François Loncle : « Quand les électeurs sont plus intelligents que les responsables politiques »

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« En Normandie, comme dans l’ensemble de la France, les résultats du 1er tour des élections législatives ne sont une surprise que pour ceux qui continuent à raisonner avec les vieilles pratiques politiques, les vieux schémas, les vieux clivages. Ceux qui n’ont pas perçu les aspirations profondes des Français, exprimées lors de l’élection présidentielle.


En finir avec les alternances répétitives et génératrices d’impuissance politique. En finir avec le sectarisme. Permettre de prendre à gauche, au centre et à droite, ce qu’il y a de meilleur pour redresser la France, après deux quinquennats ratés, pour redonner de l’espoir et le goût d’entreprendre à la majorité de nos concitoyens. Offrir une solide espérance aux nouvelles générations. Tels sont nos objectifs.


Les déclarations orales ou écrites des responsables des anciens partis de gouvernement (Républicains et PS) sont affligeantes. Incapables d’analyser les raisons de leur déroute, incapables de la moindre autocritique, François Baroin, Jean-Christophe Cambadélis et leurs collègues ont participé à un naufrage de grande ampleur et entraîné dans leur défaite des élus de grande qualité. Dans notre région, je pense notamment à Marie Le Vern et Guillaume Bachelay en Seine-Maritime.

S’agissant de la 4ème circonscription de l’Eure dont je suis le député depuis 1981, j’ai la fierté et le bonheur d’achever mon parcours politique avec la perspective de voir mon suppléant, Bruno Questel, me succéder dimanche prochain. En dépit des calomnies, colportées par des professionnels de la rancœur et du dénigrement, le maire de Grand Bourgtheroulde est nettement en tête du scrutin de 1er tour, laissant le maire de Louviers, battu même chez lui, à une 4ème place humiliante. Richard Jacquet à Pont-de-l’Arche et Arnaud Levitre à Alizay ont au moins eu le mérite de l’emporter dans la ville dont ils sont maires.


Dimanche prochain, un vaste rassemblement des démocrates, des républicains, des progressistes doit se manifester pour conduire Bruno Questel à l’Assemblée Nationale. Je suis certain qu’il exercera son mandat de député avec compétence, dynamisme et souci exclusif du bien commun. »

François Loncle, député et ancien ministre 

NDLR : Deux quinquennats ratés dont l'un présidé par François Hollande et soutenu par une importante majorité de députés socialistes.

L'abstention, cette plaie de la démocratie dite représentative


L’abstention ! Plus de 50 % des citoyens ont refusé de se rendre aux urnes, dimanche dernier, à l’occasion du premier tour des élections législatives. Ces abstentionnistes ont fait le choix de marquer leur indifférence au sort des 8000 candidats en lice. Les politologues, les politiciens, les exégètes de tous poils cherchent à interpréter le sens de cette abstinence civique.

L'urne attend…
Ils assurent : la légitimité du président et des futurs élus serait moins grande. Le suffrage universel aurait moins de sens. Etc. Etc. balivernes que tout cela. S’il est bien un fait que je conteste, c’est d’accorder une importance démesurée à un acte individuel calculé ou non : celui de ne pas voter. Je n’en démords pas : quand on ne vote pas, on est forcément d’accord avec le résultat du vote et avec la politique qui se fera. Il ne faut pas tergiverser : l’abstention implique l’exclusion volontaire de la communauté politique. Les arguments avancés pour la justifier ne me convainquent pas. Trop de scrutins, les jeux faits d’avance, la météo, le dépit, l’amertume…toutes causes indéfendables.

Le vote n’est pas seulement un droit, c’est un devoir. Même non obligatoire, donner sa voix ou voter blanc, ou nul, c’est jouer le jeu de la démocratie représentative, celle qui, pour l’instant, est inscrite dans notre constitution. Préférer être hors jeu c’est la facilité, la fuite, l’irresponsabilité. La France — et c’est justice — est regardée dans le monde entier comme la patrie des droits de l’homme. Le suffrage universel en est un, ô combien, précieux et irremplaçable. La France fait envie car ses institutions garantissent un état de droit et le respect de valeurs universelles. On peut s’en moquer, s’en distancier. Soit. Mais qu’on ne vienne ni pleurer ni se plaindre après quand la politique conduite déplaît. Ou quand le Front national est présent dans les cinq circonscriptions de l’Eure au second tour.

NDLR : ce texte était destiné à La Dépêche mais la rédaction en chef, suite à mes observations légitimes de la semaine dernière concernant le scandaleux titre de Une, a décidé de ne pas le publier. A dire vrai j’avais hésité à adresser un ultime texte à cet hebdomadaire que j’ai tant chéri. Foin du passé, faisons avec le présent. Même s’il nous déplaît parfois.

13 juin 2017

L'extrême droite, même discréditée, attend dans l'ombre…


Anne Terlez, adjointe au maire de Louviers, vide l'urne du 6e bureau.
Pour Henri Guaino, ex maitre à penser et à écrire de Nicolas Sarkozy, l’électorat de sa circonscription « est à vomir. » « Entre les bobos d'un côté qui sont dans l'entre-soi de leur égoïsme. Et puis il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite, qui va à la messe, envoie ses enfants au catéchisme et puis après vote pour un type qui pendant trente ans s’est arrangé à tricher par tous les moyens ». Pour Thierry Mariani, ex-député de l’étranger, « les électeurs n’ont aucune reconnaissance à l’égard des élus » qu’ils ont désignés. Pour un candidat FN, l’abstention est due au beau temps et aux barbecues qu’on préféré allumer ceux qui se sont désintéressés du premier tour. Jamais la faute des candidats, toujours celle des électeurs. Ah si on pouvait se passer du vote…comme ce serait simple.

Autrement dit, on ne peut pas compter sur les électeurs. Il est ainsi depuis que la démocratie représentative existe. Les électeurs(trices) sont changeants. Rien n’est jamais acquis, ni les rentes de situations, ni les sièges, ni les privilèges. C’est d’ailleurs tout « le charme » du suffrage universel. Pour des raisons tantôt rationnelles tantôt irrationnelles, les citoyens sont capables de casser la baraque, de brûler ce qu’ils ont adoré, d’humilier les puissants qu’ils soient de droite, de gauche, d’extrême-droite ou d’extrême-gauche.  

Mais tout cela n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe. La débâcle du PS, la chute de certains caciques LR, le recul du FN, la cure d’amaigrissement de la France insoumise, le tout est dû à l’habileté d’un homme et à son intelligence. Cette fameuse habileté que demande Jean-Luc Mélenchon à ses troupes avant le second tour, Emmanuel Macron en a usé il y a deux ans quand il a compris que le système était bloqué, avachi, usé, vieilli, fatigué. Il a eu l’audace de se lancer et de lancer un mouvement devenu une vague puis un tsumani. Face à ce courant puissant, toutes les digues traditionnelles ont sauté. 

Quand le reflux viendra — car il viendra — quel parti, quel mouvement sera apte à accueillir les déçus ou les oubliés ? La gauche en lambeaux va-t-elle se reconstruire ? La droite éparpillée sera-t-elle identifiable ? Attention car l’extrême-droite, même discréditée, attend dans l’ombre.

Bruno Questel : « le FN ne ferait qu'aggraver les difficultés des Français »


« Au lendemain du premier tour de ces élections législatives, je veux, avant tout, remercier ma suppléante Inci ALTUNTAS d’avoir accepté d’être ma suppléante.
Nous souhaitons tous les deux remercier les marcheurs infatigables dont nombre d’entre eux n’avaient jamais connu d’aventure politique avant la création du mouvement du Président de la République.
Nous exprimons notre gratitude à l’engagement de François LONCLE à nos côtés dont nous avons pu mesurer combien il était estimé de chacune et chacun d’entre vous.
Le score obtenu est exceptionnel. Seules 14 communes, ne nous ont pas placés en tête de leurs suffrages. Nos résultats obtenus, notamment à Louviers et Val-de-Reuil, démontrent clairement que notre campagne, le programme du Président de la République et les orientations que nous vous avons présentées répondent aux attentes de nos concitoyens.
Dimanche prochain nous vous demandons de nous accorder votre confiance sans nuance. Le Front National ne peut en rien être le remède aux difficultés réelles de notre Pays ; il ne ferait que les aggraver. La candidate extrémiste ne connaît aucune des difficultés de nos territoires. Elle représente Marine Le Pen qui a si clairement démontré son incapacité à diriger la France, notamment lors du débat de l’entre deux tours de la Présidentielle.
Le Dimanche 18 juin 2017 en votant pour Bruno QUESTEL et Inci ALTUNTAS vous serez représentés par le camp du progrès à l’Assemblée nationale. »

(Communiqué de Bruno Questel, candidat La République en Marche dans la 4e circonscription)


12 juin 2017

Après la débâcle des socialistes, Marc-Antoine Jamet appelle à battre le Front national partout où c'est possible


Sur une table de dépouillement à Louviers.
« Les résultats du premier tour des élections législatives confirment ceux de l’élection présidentielle. Ils traduisent d’abord la réussite générale d’En Marche dans notre département quelle que soit la notoriété, la personnalité ou le parcours de ses candidats qui, à l’exception de Bruno Le Maire, étaient inconnus ou peu appréciés. Celle ci est normale et logique. Les électeurs ont voulu donner au Président de la République la plus large majorité possible pour mener les réformes qu’il a annoncées. C’est donc pour le Chef de l’Etat une victoire personnelle qui se répercute sur nos cinq circonscriptions.

Le niveau de l’abstention montre que les partisans des candidats battus en avril, selon une loi de la Vème république devenue encore plus forte depuis que les élections législatives suivent l’élection présidentielle, n’ont pas voulu entraver la dynamique de leurs adversaires et sont souvent restés chez eux. Se faisant, ils ont partout empêché la perspective de triangulaires et faussé la vérité des résultats.

Dans ce contexte, la Gauche paye le prix de sa division et de sa dispersion. Alors qu’elle parvient dans certaines circonscriptions à réaliser des scores convenables, elle est partout éliminée dès le premier tour. Elle devra en termes d’union, de propositions et de refondation en tirer toutes les conclusions. Cela ne passe pas à mes yeux par une surenchère permanente et irréaliste qui conduirait à la disparition, à la marginalisation ou à la disparition des socialistes. Cela ne consiste pas non plus à regretter aujourd’hui qu’un seul parti soit hégémonique car, pour éviter ce danger, il suffisait de le battre dans un scrutin démocratique.

La question de son avenir, au conseil général, dans ses mairies, est également posée à la droite classique et républicaine. Elle aussi subit un important revers. Elle aussi voit ses voix aspirées par le centre et les extrêmes. La confusion extrême créée par l’entrée de Bruno Le Maire au sein du gouvernement d’Emmanuel Macron a précipité un échec qui est aussi celui des politiques que ses élus mènent à la tête des collectivités qu’ils gèrent. Elle devra enfin sortir de l’ambiguïté par rapport à l’extrême droite et choisir enfin son camp face à Emmanuel Macron.

Mais il est évident que cette défaite pèse singulièrement sur le Parti Socialiste. Nationalement, il paye autant son usure gouvernementale et l’immobilisme stratégique des dirigeants de Solferino que les errements de certains de ses parlementaires. Localement, il a souffert de la collection de médiocres, de minables et de mesquins qui l’ont consciencieusement trahi après qu’il leur a tout donné. Les candidats investis et soutenus par le Parti Socialiste dans les cinq circonscriptions de notre département, qu’ils soient écologistes, radicaux ou communistes, ne sont pas parvenus à se qualifier pour le second tour. Ma déception est à la mesure de l’investissement personnel, du dévouement, de l’énergie déployés par les militants lors de cette campagne. Que Val-de-Reuil soit une exception dans ce naufrage ne me console pas. Je veux dire mon amitié et mon admiration pour Richard Jacquet, mon candidat, pour Martine Séguéla, Laetitia Sanchez, Marie-Claire Haki et Valéry Beuriot. Je veux saluer aussi Jean Louis Destans qui, au Département de l’Eure, puis à l’Assemblée Nationale, a été à l’origine d’avancées majeures pour nos territoires et ses habitants prouvant qu’un député socialiste eurois peut réfléchir et travailler.

Dans notre département, parce qu’il y avait réalisé d’inquiétantes percées, notamment lors de l’élection présidentielle, la vague brune, si elle a été freinée, s’abat sur nos villes et nos campagnes. L’indigence et l’incompétence de leurs candidats dévoilent le véritable visage du Front National dans notre département. Hélas, il tire profit de l’abstention en se maintenant seul dans les cinq circonscriptions face à En Marche.

La Gauche, éliminée ce soir, doit donc rester mobilisée pour faire barrage au Front National et empêcher, partout, que ses représentants, non pas l’emportent, mais progressent d’une seule voix dans les seconds tours qui les opposeront aux candidats républicains. Notre attitude est claire. Nous appelons, dans toutes ces circonscriptions, à faire massivement barrage au Front National, ce qui consiste à voter, notamment, pour Bruno Le Maire, Fabien Gouttefarde et Marie Tamarelle. »

François-Xavier Priollaud : « Faire barrage au Front national »


« Les électeurs de la 4e circonscription de l'Eure ont décidé de qualifier au second tour le candidat de la République en Marche et la candidate du Front National. Je prends acte de ce résultat qui s'est également produit dans toutes les autres circonscriptions du département de l'Eure où aucun candidat du centre et de la droite n'est qualifié pour le second tour. Je remercie les électrices et les électeurs qui m'ont fait confiance, en particulier à Louviers où je réalise un score très nettement supérieur à celui de la circonscription.

Je suis heureux d'avoir pu porter mes valeurs et mes convictions pendant cette campagne. Je remercie mon équipe, tous les militants, les sympathisants et les élus qui m'ont accompagné pour mener ce combat difficile. Mais force est de constater que l'instauration du quinquennat, couplée à l'inversion du calendrier électoral, a transformé les élections législatives en amplification de l'élection présidentielle. Je le regrette mais c'est ainsi. J'appelle dimanche prochain, sans hésitation, à faire barrage au Front National. »

(Communiqué de François-Xavier Priollaud, candidat UDI-LR)

Richard Jacquet appelle à faire battre le Front national


« A l’issue du 1er tour de l’élection législative ce dimanche 11 juin, les résultats de notre circonscription sont conformes aux résultats nationaux. Le deuxième tour opposera les candidats de « la République En Marche » et du « Front National » en éliminant tous les candidats de gauche.
Nous remercions les 3000 électeurs qui nous ont fait confiance et saluons la première place obtenue à Pont de l’Arche qui confirme la sincérité de l’action politique.
Parce que nous avons toujours dit que les candidats d’extrême droite étaient les adversaires de la République, nous appellerons à faire battre dans la 4ème circonscription la candidate du Front National qui ne devra pas obtenir une voix de plus.

Nous regrettons sincèrement que, sous couvert de donner une majorité au Président de la République, la représentation nationale soit demain aux seules mains (ou presque) d’un seul parti. La responsabilité du Président de la République et de sa nouvelle majorité sera alors immense. Nous n’avons jamais cru à l’homme providentiel. Il est à craindre que trop d’espoir mis en un seul homme et en un seul parti créé des crispations fortes pour notre pays et que l’opposition n’ait comme seul choix que de s’exprimer dans la rue.

Cette campagne, au-delà du résultat obtenu, est une aventure extraordinaire que nous avons partagée avec de nombreux volontaires, issus de toute notre circonscription. La seule boussole qui a guidé notre engagement est la fidélité à nos valeurs. Nous sommes fiers d’avoir porté les couleurs socialistes et poursuivrons tous ensemble à défendre un projet de société qui place l’humain au cœur nos préoccupations. »

--> (Communiqué de Richard Jacquet et Michaël Ono-Dit-Biot)