4 novembre 2015

Gouvernement : « y a queq chose qui cloche là-dedans »


Que se passe-t-il à (et dans) la tête du gouvernement ? Qui a eu cette « belle » idée de vouloir taxer les handicapés titulaires d’un livret A à 0,75% de taux d’intérêt. Les handicapés sont certainement trop riches au point qu’un gouvernement de gauche veuille aller taper dans le magot ! Inimaginable, impensable…mais comment pareille idée a-t-elle pu germer dans la tête d’un quelconque expert ou conseiller, comme on voudra…le fait est que l’information a été rendue publique donc admise par le politique de service. Les dommages collatéraux sont terribles. Non seulement tout un chacun glose sur la mesure mais en plus il faudra trouver d’autres sources pour alimenter les recettes de l’Etat. Perdant sur tous les tableaux.

Ce n’est pas tout. Manuel Valls recule sur la modification du calcul des dotations globales dues aux collectivités territoriales par l’Etat. L’application est différée d’une année. Il est vrai que la proximité des élections régionales rend intelligent n’importe quel âne un tant soit peu averti.

Idem avec la réforme de l’aide juridictionnelle. Les avocats sont descendus dans les rues, ont fait grève, ont menacé le gouvernement, si bien que Christiane Taubira a remballé sa marchandise qu’elle ressortira en des temps meilleurs. Le président a beau affirmer urbi et orbi que les réformes vont se poursuivre, on voit mal l’exécutif prendre des mesures peu préparées en amont ou mal ficelées, voire scandaleuses, comme le projet relatif aux handicapés…Les réformes importantes ? Elles se font dans la première année de l’arrivée au pouvoir, pas à la veille d’élections régionales même si celles-ci n’ont rien à voir avec l’administration centrale.

Quand, en plus, le gouvernement se sent obligé de rembourser ou d’inciter certains contribuables à ne pas payer leur taxe foncière ou leur taxe d’habitation, les Français se disent qu’on marche sur la tête.
Un bémol cependant. Car c’est une loi votée en 2008, sous Sarkozy, qui a abouti à cette aberration de la demi-part supprimée pour les veufs ou les veuves et donc à l’augmentation du revenu de référence. Benoit Apparu, proche d’Alain Juppé, a reconnu publiquement que cette loi était injuste et qu’il s’agissait d’une erreur commise par la droite. Il n’empêche que dans la tête des gens, c’est la gauche qui en est responsable. Il faut donc expliquer, expliquer encore, et réparer cette erreur…avec les moyens du bord. Sauve qui peut !


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Qu'est-ce qui empêchait François Hollande et son gouvernement d'annuler cette mesure prise par Sarkozy pénalisant les veuves et les veufs avant qu'elle ne commence de produire ses funestes effets ?
RH