7 octobre 2015

Mme Pilichowski cherche des noises aux chercheurs de Grenoble…


J’ai souvent mis en cause l’animateur habituel de C dans l’air, une émission très suivie sur la 5. Yves Calvi, puisqu’il s’agit de lui, ne s’embarrasse pas de précautions particulières quand il s’en prend aux fonctionnaires et autres privilégiés selon les critères personnels de ce monsieur. En compagnie d’Yves Thréard (Le Figaro), de Catherine Nay (Europe N° 1), d’Hélène Pilichowski (politologue ?) notamment, ces blablateurs n’hésitent pas à enfoncer des portes ouvertes et à reproduire un discours pour le moins simpliste et caricatural.
Cette dernière s’est récemment livrée à une agression en règle contre des chercheurs de Grenoble lesquels ont peu apprécié et sollicitent un droit de réponse dans l’émission de M. Calvi. J’en publie le texte ci-dessous.

« Le 25 septembre 2015, lors de l’émission « C dans l’air » de France 5, la journaliste Hélène Pilichowski a tenu des propos infamants à l’endroit des chercheurs grenoblois, expliquant qu’après avoir été nommés à vie, après leurs premières années de recrutement, ils passaient leur temps sur les pistes de ski ou à jouer au tennis et ne travaillaient plus.

De tels propos, qui rappellent ceux de l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, lequel prétendait que les chercheurs ne se rendraient dans leur laboratoire que « parce qu’il y avait de la lumière et du chauffage », ne sont pas acceptables. Ils témoignent d’une totale ignorance du métier de chercheur scientifique, des conditions de son exercice et relèvent de la propagande libérale selon laquelle, fonctionnaire payé à vie, il ne serait pas tenu de travailler.

Ces propos sont indignes d’une émission du Service public et ne grandissent pas la qualité des débatteurs de cette émission, puisqu’ils n’ont suscité aucune controverse sur le plateau.

Le Snesup-FSU demande instamment que les producteurs de cette émission accordent un droit de réponse à la communauté scientifique mise en cause. »

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Yves Calvi est incontestablement l'un des meilleurs chiens de garde de l'oligarchie. Il participe largement de ce que Serge Halimi nomme dans son éditorial du dernier Monde diplomatique : "le verrou médiatique".
RH