21 mai 2015

Nicolas Mayer-Rossignol et Marc-Antoine Jamet : « empêcher Hervé Morin de se servir de la Normandie »


Nicolas Mayer-Rossignol appelle à l'union des socialistes et de la gauche. (photo JCH)
Il faudra une météo politique au beau fixe pour que les socialistes aient une petite chance de limiter la casse lors des prochaines élections régionales de décembre prochain. Avec la création de la région normande rassemblant la Haute et la Basse Normandie, la gauche a récolté un handicap supplémentaire puisqu’il est de notoriété historique que le Calvados, l’Orne et la Manche préfèrent depuis toujours (sauf vague rose nationale) les conservateurs aux progressistes.

Mais comme les électeurs vont voter par département, chaque fédération socialiste doit se mettre au travail et aussi à la manœuvre puisque le nombre de candidats dépasse — et de loin — le nombre de places disponibles. Cela montre qu’un mandat électif attire autant les postulants que les difficultés à les choisir. Dans l’Eure ce travail de sélection appartient à trois protagonistes : la tête de liste régionale, Nicolas Mayer-Rossignol, actuel président de la région haut normande, la tête de liste départementale, Marc-Antoine Jamet, vice-président sortant et enfin les militants qui devront se prononcer par voter sur la composition de la liste PS de premier tour avec, sans doute, un ou plusieurs membres du PRG puisque ce parti en voie de disparition dans l’Eure veut quand même faire une petite apparition.

Le conseil fédéral, le parlement départemental du PS, était réuni, hier soir à Evreux, pour apprendre le résultat des délibérations du bureau fédéral (le gouvernement) et entendre les noms des candidat(e)s retenu(e)s. je ne vais évidemment pas dévoiler le contenu des discussions mais il n’est pas inutile que le public sache comment cette liste a été constituée. Nicolas et Marc-Antoine forment un duo uni, efficace et compétent. Ils ont souhaité mettre en avant le rajeunissement souhaité par tous, un renouvellement des candidats respectant la parité, les territoires, la diversité et l’attachement aux valeurs de la gauche.
Face à la droite dont la locomotive (à vapeur) s’appellera Hervé Morin, réputé pour ses petites phrases souvent historiques et son absentéisme permanent au sein du conseil régional sortant, la liste socialiste euroise a fière allure. Elle a été approuvée à plus de 80 % des votants exprimant ainsi la satisfaction à l’égard des candidat(e)s et saluant le travail des bâtisseurs.

Nicolas Mayer-Rossignol n’a pas manqué d’insister sur la nécessité d’une union sans faille ni états d’âmes de la famille socialiste. Toutes les avanies, toutes les querelles du passé (vieux ou récent) doivent être jetées à la rivière. Seul compte un objectif : gagner en décembre prochain pour préserver les acquis, poursuivre l’élan et empêcher la droite de revenir aux affaires régionales compte tenu du mauvais souvenir qu’elle a laissé.
La tête de liste régionale n’a pas caché qu’au second tour, il faudrait ouvrir la liste à des partenaires ayant décidé de jouer l’autonomie au premier. « Sans union de la gauche, nous perdrons » a constaté Nicolas Mayer-Rossignol. Il reste donc huit mois aux candidats, élus, militants, pour convaincre les électeurs que le rôle de la région est devenu essentiel pour leur vie quotidienne et le développement économique, culturel, associatif, social, éducatif…et pour inverser la courbe des sondages. Le résultat des législatives britanniques prouve que les instituts n’ont pas toujours raison. 

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