21 décembre 2014

Cantonales 2015 : si certain(e)s savent déjà pour qui, ils ignorent encore pour quoi ils ou elles vont voter ?


Patrice Yung et Leslie Cléret sont pressentis pour une union PS-PRG
Pour éviter la collision entre la grande conférence sur le climat qui aura lieu en décembre 2015 à Paris, le président Hollande veut modifier la date prévue pour les élections régionales. Il souhaite avancer le vote de quelques semaines si bien que les élections pourraient se tenir en octobre. Mais tout cela c’est de l’intendance. Le plus important est tout de même de connaître les compétences dont seront dotées les nouvelles entités territoriales.
Ainsi, la campagne des cantonales s’engage-t-elle sans que le Parlement ait encore approuvé la loi de décentralisation préparée par Maryse Lebranchu. On ignore donc, aujourd’hui, alors que les partis désignent leurs candidats, si les conseils départementaux (ils vont perdre leur compétence générale) continueront d’être responsables des routes, des collèges et autres détails d’une réelle importance.
J’avoue ne pas bien comprendre la stratégie du gouvernement. Alors même que la gauche, dans son ensemble, s’attend à une nouvelle vague bleue, comment se peut-il qu’un gouvernement responsable accepte d’engager le fer avec des adversaires déjà avantagés par la situation globale du pays sans apporter tout le soutien possible aux candidats de la gauche. François Hollande, pour avoir été pendant dix ans premier secrétaire du PS, sait que les batailles électorales ne s’improvisent pas. Il sait aussi que les changements de mode d’élection, les découpages de cantons, les modifications des compétences des assemblées, favorisent d’autant plus l’abstention que les Français sont par habitude, peu concernés par les cantonales.  
En réservant au Parlement la discussion et finalement le vote des changements, le pays n’a pas pu s’emparer du sujet. On sait que sans une médiatisation minimum, les électeurs vont découvrir tardivement l’ensemble des données. Drôle de vie démocratique qui suspend un scrutin au rythme de travail de l’Assemblée nationale, le Sénat étant revenu dans l’opposition. Nous n’aurons donc que nos yeux pour pleurer au lendemain de ces élections départementales de mars 2015.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Quel moment politique formidable sommes nous en train de vivre.... Ce gouvernement de gauche qui est incapable de dater une élection qui aura lieu dans quelques mois qui ne défini pas précisément le contenu précis d'une autre assemblée. Que n'auriez pas dit ou écrit si cela avait été un gouvernement de droite. Vous auriez sûrement parlé d'incompétence.