30 novembre 2014

« Paul Bismuth » rate son plébiscite, Bruno Le Maire devient incontournable


Bruno Le Maire. (DR)
Ni 80 %, ni 70 % mais 64,5 %. Alors qu’il croyait à une promenade de santé, Paul Bismuth (1) (alias Nicolas Sarkozy) a dû en rabattre. Le plébiscite annoncé n’est pas au rendez-vous. Le vrai gagnant de l’élection interne de l’UMP c’est évidemment Bruno Le Maire. Nicole Duranton doit être contente. Le député d’Evreux qui lui a ouvert les portes du Sénat au nom de la parité et du renouvellement démontre que le besoin de modernisation se manifeste clairement au sein de la formation bonapartiste.
Bruno Le Maire va devoir agir vite pour conserver l’élan de ce qu’il a créé, hier. Les dizaines de milliers d’adhérents de l’UMP qui souhaitaient un changement ne vont pas se contenter d’une place dans un organe de direction totalement inféodé à Sarkozy. Car comme dirait François Fillon « Union n’est pas soumission. »
A lire le programme de Bruno Le Maire, la gauche et ceux qui la soutiennent ne sont pas rassurés. Il propose des solutions radicales dans de nombreux domaines auxquels l’économie et la finance n’échappent pas. Avec Le Maire, on aura des mots moins brutaux mais des actions et des engagements à la droite de la droite. Au fond, il n’y a pas tant de différences que cela entre les propositions de Sarkozy et celles du député d’Evreux. Ce dernier sera moins soumis aux feux des juges, moins égocentriste, moins arrogant, sans doute, mais sa pensée s’inscrit dans la droite ligne d’un libéralisme plus sauvage qu’on ne croit. Question : avec son score, Bruno Le Maire parviendra-t-il à sauver l’UMP de la disparition souhaitée par Sarkozy qui prône un « rassemblement » à son image. Tous derrière et lui devant.
(1) Chacun se souvient que Paul Bismuth est le nom du titulaire du second téléphone (sur écoute judiciaire) de Sarkozy, nom choisi par son avocat. Mais Paul Bismuth existe vraiment. Il vit en Israël et s'est plaint à maintes reprises de l'usage abusif de son nom.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Étrangement, dans les hypothèses qu’ils échafaudent sur l’avenir de Nicolas Sarkozy désormais président d’un parti en faillite frauduleuse, je n’ai entendu aucun des commentateurs et autres politologues autorisés envisager un seul instant que puissent surgir sur sa route l’une ou l’autre des casseroles qu’il traîne en batterie derrière lui. Bizarre…
RH