4 novembre 2014

Des petites magouilles aux escroqueries en bandes organisées


photo Jean-Charles Houel
Le journal « Le Monde », en vente aujourd’hui dans les kiosques, confirme les enquêtes réalisées par les journalistes de la chaîne M6 pour l’émission « Zone interdite » diffusée dimanche soir et consacrée aux magouilles  et entourloupes en tous genres. Le grand quotidien du soir annonce en effet que la banque HSBC dont les bureaux sont situés à Genève va être poursuivie pour divers délits commis en 2006 et 2007. Il s’agit de démarchages entrepris auprès de Français fortunés bien conseillés pour placer leur argent dans des paradis fiscaux afin d’éviter le fisc hexagonal. Déjà, des salariés de la banque UBS étaient dans le collimateur des enquêteurs et des magistrats.
Si les faits remontent seulement à ces années-là, c’est parce que depuis, les choses ont bien changé. En effet, le gouvernement helvétique a passé des accords avec des pays de l’Union européenne, notamment, pour un échange d’informations concernant des nationaux à la recherche des dits paradis. Dimanche soir, sur M6, plusieurs responsables de banques suisses, interviewés en caméra cachée ont refusé tout net des propositions illégales avancées par des journalistes jouant les riches et prêts à passer des «espèces» sur les rives du Lac Léman mais pas du côté d’Evian.
HSBC est «victime» de la liste dite Falciani, du nom d’un ancien employé de la banque parti avec plus de 3000 noms de contribuables « heureux » de vivre dans la discrétion jusqu’à ce que les gendarmes enquêtent et confirment les nombreuses tentatives de racolage effectuées sur le territoire français. Les trois juges d’instruction du pôle financier de Paris ont donc du pain sur la planche…Il est vrai que depuis les annonces de publicité relative à la fameuse liste — la banque HSBC a d’abord voulu discréditer M. Falciani — plusieurs dizaines de contribuables français ont pris contact avec le fisc pour régulariser leur situation. Les amendes ont plu comme à Gravelotte.
Dans un autre ordre d’idée — mais toujours avec la volonté de tricher — une séquence a attiré mon attention : celle d’un chômeur français expatrié à Bangkok et indemnisé pendant des années par Pôle emploi ! Et en plus, l’homme n’a ni remords ni regrets. Comme quoi quand Marine Le Pen met en cause le système social favorable soi-disant aux migrants, elle oublie de signaler les cas de tous ces Français « de souche » qui pillent l’URSSAF, la sécurité sociale, Pôle emploi, le RSA et autres allocations. Des contrôles existent mais pas suffisamment nombreux pour dissuader les tricheurs-voleurs. D’ailleurs bien des élus du Front national dont les comptes de campagne sont actuellement étudiés à la loupe par la commission compétente ont du souci à se faire. Le parti qui lave plus blanc que blanc a proposé ses services aux candidats FN moyennant prêts et taux d’intérêts usuraires ou tout comme…attendons les suites, elles ne sauraient tarder.

1 commentaire:

jacques calmon a dit…

Effectivement un documentaire dés plus instructif.Monsieur Rebsamen avait raison de vouloir renforcer le contrôle des fraudes commises par certains faux chomeurs et ce sans vouloir stigmatiser tous les demandeurs d'emploi.Mais que n'a t on pas entendu par cette gauche bien pensante...Une fraude reste une fraude.il faudrait aussi intensifier le contrôle du travail dissimulé et la fraude à l'encontre de l'URSAFF.La france aurait globalement un manque à gagner de 80 milliards!!!