29 septembre 2014

« La désunion de la gauche fait perdre un siège de sénateur » par Marc-Antoine Jamet


MAJ vote pour le nouveau président du conseil régional. (photo archives JCH)
« Il y a quatre leçons à retenir des élections sénatoriales telles qu’elles se sont déroulées dans l’Eure ce dimanche.

Il faut d’abord féliciter Bruno Questel, le Maire de Bourgtheroulde, pour le beau score qu’il réalise en rassemblant sur la liste socialiste et divers Gauche 306 suffrages. Compte tenu des effets arithmétiques et automatiques des municipales de mars dernier, peu lui prédisait un tel score. L’équation personnelle de notre candidat, la qualité des femmes et des hommes, je pense à Martine Séguéla, Marie-Claire Haki, Frédéric Delamare et Claude Behar, que regroupait sa liste, les résultats clairs obtenus par le Conseil général au bénéfice de tous les eurois, le travail politique effectué par la fédération du Parti socialiste auprès de ses élus, de ses sympathisants, expliquent ce résultat qui peut-être à la fois un socle et une leçon pour les prochaines élections cantonales et régionales.

La désunion de notre camp produit ses effets habituels. Alors que le département, en passant pour la première fois à un scrutin proportionnel pour élire ses trois sénateurs, donnait largement sa chance à la Gauche, la stratégie des Verts et du Parti communiste, stratégie largement imposée nationalement, a conduit à la dispersion des voix et donc à la défaite. Ce choix fait porter une lourde responsabilité sur ceux qui l’ont entériné. Seule l’Union de toutes les forces de progrès, comme elle existe au Conseil général et au Conseil régional pour mener des politiques que les électeurs eurois ont, à plusieurs reprises, plébiscitées, permettra à l’avenir de faire barrage à la droite et à l’extrême droite.

Le Front National réalise un score quasi insignifiant par rapport à celui qu’il avait obtenu aux récentes élections européennes. Cela démontre l’esprit républicain qui habite, fort heureusement, l’immense majorité des grands électeurs, c'est-à-dire des élus de l’Eure et qui a provoqué, enfin, un sursaut salutaire parmi les partisans de la droite traditionnelle. Dans la situation difficile que vit notre pays, aussi bien économiquement, socialement, que face aux défis extérieurs auxquels il est confronté, cela ne peut que rassurer tous les démocrates à Evreux, Vernon, Val-de-Reuil et Louviers, cela d’autant plus que ce sursaut, hélas, ne s’est pas produit dans tous les départements.

Enfin, il ne faut pas masquer les conditions une fois encore parfaitement discutables dans lesquels ont été élus, aujourd’hui, trois sénateurs conservateurs dans notre département. Un peu plus à chaque scrutin, les électeurs des partis de droite sont caporalisés, instrumentalisés et utilisés. La consigne donnée d’éliminer brutalement Joël Bourdin, pourtant parlementaire historique de la Droite euroise, d’épargner, mais de resserrer l’étau autour de Ladislas Poniatowski qui a du faire totale allégeance à l’appareil UMP local, ne font que traduire l’embrigadement des dirigeants politiques de la droite euroise au profit d’un seul homme, non de ses idées que nul ne connaît vraiment, malgré une abondante littérature, mais de son ambition personnelle et du système clanique qu’il tente de mettre en place. 

Aux élections cantonales et régionales, il faudra battre cet élu qui multiplie les cumuls (député, candidat aux municipales et à la présidence de son parti, conseiller régional), qui enchaîne les trahisons, bras droit de Villepin devenu zélé ministre de Sarkozy et qui ne parcourt les routes et les rues de notre département que pour le traverser  ou l’assujettir.
Il faudra pour une politique de solidarité et de modernisation, de redressement et de justice sociale faire l’Union à Gauche et voter résolument pour les listes et les candidats que, derrière Nicolas Mayer-Rossignol et Jean-Louis Destans, elle présentera en mars et en décembre 2015. »

Communiqué de Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire du Parti socialiste de l'Eure

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Comme d habitude ce n' est pas de notre faute
Mr Jamet à oublié que le PS est au pouvoir.