6 août 2014

Les trois sénateurs sortants de l'Eure ont plus d'un tour dans leur…urne.


Ladislas Poniatowski (a dr) pourrait bien empêcher Nicole Duranton (à gauche sur la photo) d'être élue sénatrice de l'Eure.
Les candidats UMP-UDI au Sénat ont plus d’un tour dans leur…urne. J’ai lu récemment que trois candidats sortants de l’UMP élus dans un département dorénavant doté de la proportionnelle et donc contraints de respecter la parité avaient trouvé la parade pour contourner la loi. Alors qu’une liste de droite normalement constituée devrait comporter un homme, une femme, un homme ou une femme, un homme, une femme, les hommes sortants ont décidé de présenter trois listes différentes, eux-mêmes étant évidemment têtes de liste.
Partant du principe que la gauche n’est pas dangereuse dans le département où ils se présentent, nos trois vaillant sénateurs, forts critiques à l’égard de la parité et surtout très attachés à leurs mandats et leurs privilèges, considèrent qu’il n’y a pas de place pour le changement ni pour le renouvellement des cadres. Surtout s’il s’agit de femmes.
Le pari qu’ils font est très simple. Compte tenu du rapport de forces politiques dans leur département, les trois élus UMP comptent être réélus s’appuyant sur le mode de calcul des sénatoriales…
Je me demande si les trois sénateurs sortant de l’Eure n’ont pas fait le même calcul mais sans qu’ils aient l’honnêteté de le reconnaître publiquement. MM. Maurey, Bourdin et Poniatowski s’apprêtent en effet, à présenter des listes distinctes espérant interdire à la gauche et donc à Bruno Questel, candidat socialiste, de gagner un siège. Les résultats des dernières municipales ont favorisé nettement la droite et on ne peut pas exclure un grand chelem bénéficiant à l’UMP-UDI, le font national ne jouant que les utilités dans l’Eure.
Sous un apparent désaccord, les sénateurs de droite sortants sont bien capables d’être réélus et d’empêcher Nicole Duranton, responsable de l’UMP protégée de Bruno Le Maire, de devenir sénatrice de l’Eure. Nous allons suivre ce feuilleton avec attention.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Monsieur HOUEL,

Je ne suis pas certain que votre analyse soit la bonne… Pourquoi ?
• Parce que l’Eure compte 600 communes, dont 400 (tous les chiffres avancés ici sont sujets à vérification…) n’ont qu’un seul délégué ou grand électeur… Il faudrait donc imaginer les trois sénateurs sortant se réunissant autour d’une liste de quatre cents communes et se partageant le démarchage en trois paquets… Puis au retour faisant la synthèse de leurs approches… Peu crédible mais admettons…
• L’Eure aurait 1600 ou 1800 délégués ou grands électeurs ; écartons notre première liste ; il reste donc 1200 ou 1400 délégués répartis sur les 200 communes restantes… Peut-on imaginer chacun des trois faisant la tournée des popotes en disant à chaque commune d’essayer de dispatcher ses voix ? Possible… Mais dangereux. En tous les cas cela ne tarderait pas à se savoir !
Ce qui se dit et se vérifie : chacun des trois joue sa carte, dans les communes à un ou plusieurs délégués…
Ce qui se passe à mon avis ? Faute de pouvoir écarter l’un d’entre eux pour partir sur une liste [deux sortants / une femme], chacun s’en est retourné chez soi, avec l’intention de partir seul au combat. Advienne que pourra, et Dieu reconnaitra les siens !...

Jean-Charles Houel a dit…

J'ignore si l'honorable correspondant qui a pris la peine de m'adresser ce commentaire est l'un des sénateurs actuels du département. Disons que cette éventualité n'est pas à exclure dans la mesure où l'information apportée éclaire bien le débat en cours à droite. Moi non plus, je ne suis pas certain que mon analyse soit la bonne. Il s'agit d'une hypothèse qu'on vérifiera au soir du vote. Quant à Dieu, je me garderais bien de le mêler aux affaires très terre à terre.

Anonyme a dit…

Dieu est le surnom de Gérard LARCHER !