20 juin 2014

Il faudra s'opposer à François-Xavier Priollaud au bon moment et pour de bonnes raisons


Marie-Pierre Dumont et Christian Renoncourt, élus PS à Louviers.
La photo dit tout. Tout est dans la photo. Une photo de Franck Martin, dans « La Dépêche » de jeudi, pour illustrer l’entretien qu’il a accordé à une journaliste de notre hebdo préféré exprime, en effet, plus que de longs discours, les sentiments qui l’animent et la manière qu’il compte utiliser pour s’opposer au maire élu : la fausse distance et la rage intérieure.
« Je me suis bien amusé » déclare-t-il pour illustrer les attaques personnelles portées contre François-Xavier Priollaud. Tant mieux pour lui si ça le fait rire. Il est quand même triste qu’il en soit parvenu à ce point de cynisme et de présomption. Et loin de moi l’idée de me faire l’avocat du nouveau maire que je combattrai si ses actes le justifient. Dans La Dépêche, ce dernier est assez grand pour se défendre lui-même en reprenant parfois des arguments développés sur ce blog. Il y fait, comme Franck Martin d’ailleurs, référence sans le nommer, ce qui est de bonne guerre, et démontre tout l’intérêt accordé à mes propos. Puisque l’occasion m’est offerte, je remercie les quelques personnes dont les commentaires sympathiques me sont allés droit au cœur après l’article consacré à la préemption de l’opposition de gauche par le maire sorti.
Prenons un exemple de la mauvaise foi de celui qui part à la « reconquête » de l’hôtel de ville lovérien. Il reproche à Anne Terlez, dont je n’ignore pas certains engagements contestables de mon point de vue, de percevoir une indemnité d’adjointe plus importante que l’indemnité ordinaire. La belle affaire ! Le maire, FXP, nous apprend qu’il a accepté de diminuer la sienne pour en faire bénéficier son adjointe contrainte de cesser son activité professionnelle. Rien que de très normal. Et Franck Martin de protester, de crier au scandale !
S’il est bien quelqu’un qui doit la jouer modeste dans le domaine des indemnités, c’est lui. La France entière, grâce au Canard enchaîné (et au couple Balkany) et quelques autres palmipèdes, connaît de Louviers l’affaire de l’écrêtement ! L’ancien maire n’a pas hésité une seule seconde — et a déclaré publiquement son attitude comme légitime — à verser à sa compagne alors adjointe au maire et vice-présidence de l’agglomération le trop plein perçu (1432 euros si ma mémoire est bonne) hors des limites maximum fixées par la loi (près de 8250 euros). Et il voudrait faire la leçon à ses successeurs qui, jusqu’à maintenant et selon ce qu’on en sait, n’ont pas utilisé l’argent public à des fins personnelles, même légales. J’ai souvenir du trouble causé par ce vote sur l’écrêtement même au sein de l’ancienne majorité. La gauche non radicale avait protesté jugeant cette conduite incompatible avec une certaine moralité. Je sais bien que la situation d’opposant autorise tous les excès mais tout de même…il y a des limites.
Second exemple pour la route. François-Xavier Priollaud a proposé un poste de conseiller délégué à l’opposition. Je crois savoir qu’une élue PS était d’accord pour occuper ce poste d’ouverture et que l’ensemble des élus de gauche s’était rallié à sa candidature. Mais en séance de conseil municipal, emporté par un élan vengeur mais peu réfléchi, Franck Martin a décrété que ce poste ne serait pas occupé. Décision unilatérale contraire aux engagements collectifs ! Qui c’est le chef !
Je lis heureusement dans Paris-Normandie d’aujourd’hui que Marie-Pierre Dumont, élue lovérienne socialiste, propose de « préparer des jeunes pour 2020. Nous voulons faire une opposition constructive, et ne pas être tout le temps contre les projets de la municipalité. » Rien n’empêchera de l’être, au bon moment et pour de bonnes raisons.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

En politique , le droit d'inventaire existe. Tous les gouvernants, quels qu'ils soient qui ne l'ont pas fait ; à droite comme à gauche ; ont été incapables de se remettre en cause . On appelle cela aussi le déni. Cela fait 30 ans que cela dure . Mr Martin fait parti de ces gens qui sont dans le déni. Avec de l'aigreur en plus.