24 avril 2014

La Région va devenir « pilote » et simplifier la vie des entreprises et des particuliers


Si le gouvernement va au bout de ses idées, les polémiques locales sur les rapports entre l’agglomération Seine-Eure et la CREA de Rouen seront nulles et non avenues. Dans le projet de loi adressé récemment au Conseil d’Etat pour avis, le gouvernement propose de faire de la Région le pilote dans plusieurs domaines. Qu’il s’agisse des transports, du tourisme, du développement économique et de l’affectation de certains territoires, le conseil régional va en effet devenir pilote des opérations et, ainsi, orienter l’action publique dans le sens, on l’espère, de l’intérêt général.
Manuel Valls, en souhaitant supprimer la clause de compétence générale actuellement accordée à tous les échelons, de la commune à la région en passant par le département, veut tout simplement que chacun sache ce qu’on attend de lui. Et ce que chacun peut attendre de l’autre. Nul ne conteste que la multiplication des échelons administratifs complique la vie des entreprises et des particuliers. Le citoyen ne comprend plus leur fonctionnement et ne sait plus à qui s’adresser. C’est ainsi que les maires se trouvent assaillis de demandes ou de questions ne les concernant pas directement. L’état des routes, les établissements scolaires, la facture d’eau…qui commande, qui paie, qui a le pouvoir ?
Bernard Leroy. (photo JCH)
Il ne faut pas fermer les yeux : cette volonté gouvernementale va susciter des résistances. Bien des tentatives ont été faites pour simplifier et réduire le millefeuille institutionnel et elles ont toutes échoué. On sent déjà poindre, ici un article du maire du Havre, là un autre du responsable local UMP, des hésitations et des prétextes de pure forme politicienne. Il y en aura d’autres, à gauche, à droite, pour tenter de sauver des pouvoirs féodaux. Ces résistances seront d’autant plus vaines qu’elles ne se justifient plus eu égard aux évolutions nationales et européennes.
En lisant, par exemple, ce matin dans La Dépêche l’interview de Bernard Leroy le nouveau président de la CASE sur sa vision de l’avenir de Seine-Eure et en découvrant que « né à Crasville, il avait le souvenir de sa mère adepte du covoiturage avant l’heure avec sa deu-deuche, » j’ai constaté avec plaisir qu’il voulait attirer sur notre territoire des entreprises dans le secteur de pointe du numérique comme il l’avait été pour le pharmaceutique et le parapharmaceutique. Foin de nostalgie. Tournons-nous résolument vers l’avenir et le culte de la nouveauté : Le haut débit, le clouding, des PME innovantes et des entreprises à l’image de celle que créa Bernard Leroy avec le succès que l’on sait (1). Il n’y a pas de raison pour que le fondateur d’Intertek testing service ait moins d’imagination dans son pouvoir collectif que dans son engagement entrepreneurial. C’est tout le mal que l’on souhaite à notre agglomération.
(1) ITS : cette entreprise réussie est implantée sur Ecoparc 2 à Heudebouville et est classée dans les PME de 100 à 199 salariés.

2 commentaires:

Léon DEIP a dit…

Ce n'est pas le bon tableau des commissions !
Cordialement

Jean-Charles Houel a dit…

Effectivement. Malgré ma demande, la direction de la communication de la CASE ne m'a pas adressé le tableau définitif des commissions et des vice-présidences. j'ai dû faire appel à un élu qui ne possédait que le document de travail non négocié in fine. Je confirme donc la vice présidence de Gaétan Levitre, celle obtenue par Marc-Antoine Jamet après négociations avec Bernard Leroy. Les bloggers ne sont pas (tous) des blagueurs.