6 juin 2012

A Andé, des démocrates à la sauce facho…

Qui sème la haine ? Qui répand la violence ? Alors même que Marine Le Pen accuse Jean-Luc Mélénchon d'être un antidémocrate et un adepte de l'intolérance, les faits qui se sont déroulésn hier soir à Andé, démontrent que le Front national demeure intrinsèquement un ennemi de la République et du pacte républicain.
Bien que cette visite ait été tue par le FN, nombreux sont ceux qui savaient que Jean-Marie Le Pen venait sous chapiteau, à Andé, hier, pour soutenir les cinq candidats frontistes dans l'Eure. Comme souvent en pareil cas, un comité d'accueil comprenant des élus et des militants de gauche (une petite centaine) a accueilli l'amateur de bons mots et de surtout de thèses xénophobes à quelques encablures du cirque-ranch plus habitué à abriter les chevaux et les clowns. Il est vrai que, parfois, Il ne manque que le nez rouge à Jean-Marie Le Pen pour proférer ses blagues salaces et ses calembours hasardeux.
Toujours est-il que le service d'ordre du FN, gros bras et petits cerveaux, préfère utiliser la force plutôt que la persuasion, ce qu'on ressenti dans leur chair les quelques militants victimes d'insultes et d'horions. Christian Renoncourt, conseiller municipal de Louviers, a d'ailleurs décidé de porter plainte pour coups et blessures victime comme Richard Jacquet, maire de Pont-de-l'Arche, de la horde frontiste.
Les beaux discours de Marine Le Pen n'y changeront rien. Le Front national demeure un parti au sein duquel la violence est consubstantielle : « Je cause pas je cogne » comme dirait Audiard.  Ayant moi-même été agressé, hier matin, dans l'impasse Decrétot par un soutien des Le Pen, je sais qu'il faut y regarder à deux fois avant de mettre les tracts dans les boites à lettres. Nerfs de bœuf et chien méchant ne sont jamais bien loin. Enfin, pour illustrer les propos de ces démocrates à la sauce facho, je vous livre la version non expurgée du sentiment qu'inspire mon ami François Loncle à ce guignol : « Il est pas encore crevé ce vieux salaud ! » le vieux salaud n'est heureusement pas celui qu'on croit !
Voici le communiqué de Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de l'Eure

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne suis pas d'accord avec votre approche, je pense que plutot que de perdre votre énergie à pister le frond national lors de leur meeting dans le seul but de leur faire de l'ombre qui pour moi est totalement inutile car cela n'arrête rien et vous donne à tort en spectacle, il serait bon d'utiliser cette énergie à mettre en application tout ce qui est promis par la gauche. En agissant de la sorte, vous faite exactement ce que vous repprochez au FN. La provocation améne à la violence et non au dialogue constructif. La politique doit être un mouvement intelligent et agir de la sorte est un non sens. on se croirait parfois dans une coure d'école. Regrétable non ????

Anonyme a dit…

Nous sommes très nombreux à penser, et heureusement, que le FN n'est pas un parti comme les autres, qu'il est le produit d'une histoire politique, tout droit sorti des ligues d'extrême droite. Nous entendons le dire, le répéter, l'expliquer, toujours et encore. Ne banalisons pas ces idées-là! C'était ça le sens du rassemblement de mardi 5 à Andé, devant le terrain qui accueillait le meeting de Le Pen. Le FN avance masqué, fait croire qu'il défend les "petits" alors qu'en réalité son programme économique ultralibéral est terrible pour les salarié :l'individualisme poussé à l'extrême au point de privilégier les accords de branches, voire d'entreprises plutôt que le code du travail, notre bouclier face à l'arbitraire patronal. Mais aussi la suppression du SMIC, toujours au nom des accords de branches, mais encore la suppression du CDI pour favoriser une plus grande flexibilité. Les militants du NPA ont d'ailleurs rappelé les liens entre le FN et les patrons à travers leur slogan " Le FN tape sur les immigrés, mais s'écrase devant les patrons". Je ne parle même pas des positions rétrogrades sur les questions de société comme le droit à l'avortement. Alors, les militants PS, EELV et NPA présents ont eu raison d'être là.
sophie ozanne